Cet article ne se veut pas un n-ième récit de nos évolutions libertines lors d’une soirée coquine avec L et Y. Je vais plutôt tenter d’expliquer pourquoi le moment passé avec eux début septembre a été possible alors qu’il était hors de nos limites il y a quelques mois encore.
Comme à chaque fois, nous « validons » tous les quatre avant la rencontre, à l’unanimité, les « dérapages » autorisés. Cette adhésion totale et sans réserve est obligatoire, gage d’une soirée réussie. Certains penseront que cette précision est inutile, et pourtant, qui, au cours des dialogues avec d’autres libertins, n’a pas constaté une fois au moins, que l’un des deux partenaires du couple avec qui il discute, n’est pas totalement convaincu et acceptait telle ou telle chose pour faire plaisir à l’autre ou pire, pour ne pas le décevoir ! Bref, pas de ça entre nous, surtout dans une telle démarche qui n’a pour autre objectif que de prendre du bon temps non conventionnel.
Cette fois, nous franchissons un pas supplémentaire avec L et Y, quelque chose d’inimaginable pour nous, au début de notre démarche libertine. D’aucun qualifieront encore cette évolution de TRES soft, pour nous elle est significative. En effet, jusqu’à présent avec Eva, nous pratiquions les caresses soft hors couples, à l’exception des zones « très » intimes… Après discussion avec L et Y, nous avons décidé d’aller plus loin et nous actons qu’il n’existe désormais plus aucune zone « de non droit » pour nos caresses. La sensualité est bien entendu de rigueur ! Nous avons donc mis en application cette nouvelle envie lors de notre dernière soirée chez eux, dans une atmosphère propice : lumière tamisée, bougies, musique zen, chaleur… Bien que nous nous connaissions désormais très bien, une certaine timidité se fait malgré tout sentir au début. Mais très vite l’envie prend le dessus et les initiatives emplies de douceur permettent aux corps et aux esprits de se laisser aller, naturellement. Tout est progressif. Les caresses se mêlent entre nous. Je suis à côté d’Eva, mes lèvres embrassent ses épaules, mes mains parcourent son corps puis filent coquinement sur les courbes de L dont Y s’occupe déjà. Elle se retrouve alors caressée par plus de deux mains et pas seulement masculines !... La sensualité charnelle fait monter l’excitation et l’intensité du moment. Y et moi changeons de place de sorte que nos couples sont mélangés. Tout en m’occupant de L, attentif à ses réactions au contact de mes mains et de mes lèvres sur son corps, j’observe avec beaucoup d’excitation Eva s’abandonner petit à petit aux caresses de Y. Visiblement il s’y prend très bien... J Eva ne reste d’ailleurs pas passive, et entend bien, elle aussi, prendre la situation en main et explorer à son tour chaque partie du corps de Y, y compris les plus intimes. Pour bien la connaître (enfin j’espère !), il ne m’est pas difficile de constater qu’elle apprécie énormément tout ce qui se passe. Y s’en apercevra d’ailleurs très vite… moi aussi, un peu plus tard. De mon côté, je cherche à découvrir davantage le corps de L. Positionné derrière elle, impossible qu’elle ne sente pas mon excitation… Plus mes caresses se font précises, plus mes doigts s’approchent de la zone désormais autorisée, plus je constate que la réciproque est vraie. Je la sens complètement à l’aise, et comme Eva avec Y, elle se laisse aller. Elle ne tarde pas non plus à s’occuper de moi, ses doigts très impertinents sont experts J. La soirée se déroule magnifiquement, les corps se mélangent, y compris entre femmes. La réussite est totale, l’extase aussi.
Comme à chaque fois, Eva et moi profitons du retour en voiture à la maison pour discuter de la soirée qui vient de se dérouler. Nos deux avis sont unanimes : nous avons adoré cette soirée, dans toutes ses composantes et évolutions, espérant que L et Y, partagent ce point de vue.
Mais que s’est-il passé depuis presque deux ans, pour que nous évoluions ainsi et que l’inenvisageable devienne pratiqué ? Je ne pense pas qu’il s’agisse d’une suite logique, d’une évidence dont certains libertins nous ont parfois asséné : « vous verrez, vous changerez d’avis avec le temps, vos pratiques évolueront forcément. On était comme vous au début ». Au lieu de ça, nous aurions aimé comprendre comment eux, ils en étaient arrivés à cette évolution, qu’ils nous expliquent leur chemin parcouru.
Pour ce qui nous concerne, je crois que cela tient à la nature de la relation que nous avons avec L et Y et à notre choix de ne pas multiplier les rencontres libertines pour mieux les apprécier et s’inscrire dans le temps. Depuis deux ans nous n’avons rencontré « que » deux couples coquins avec qui nous ont offert deux démarches différentes mais enrichissantes avec comme point commun la construction d’une amitié au-delà du libertinage. Et c’est cette complicité qui nous a permis avec L et Y d’aller au-delà de ce que nous nous étions fixés jusqu’alors comme limites avec Eva, grâce à eux. Je n’imagine pas que pareille situation puisse se produire avec un couple inconnu, en sauna par exemple. Je ne parle pas des caresses soft entre couples, ça nous l’avons déjà connu et apprécié, mais bien de l’excitation de voir et d’entendre Eva prendre du plaisir et s’abandonner avec Y et lui en donner à son tour par des caresses très intimes. Ceci n’est possible que parce que c’est Y. C’est comme si Eva et moi lui donnions une sorte de quitus libertin. Tout lui était permis, ainsi qu’à L, dans le canal que nous nous étions fixé. Idem de la part de L et Y pour Eva et moi. Il y a donc une chose plus intense et irrationnelle qui a permis d’aller plus loin avec eux. Le seul fait que L soit une femme très belle et très désirable ou qu’Eva trouve Y attirant ne suffit pas, à expliquer une telle évolution et les émotions et le plaisir ressentis lors de la dernière soirée. Encore une fois, ceci n’a été possible que parce que c’était « eux ». Il s’agit d’une chose personnelle, quasi personnalisée, circonscrite à nos deux couples. Pour ce qui me concerne, mon plaisir n’a de sens que si je sais qu’Eva en a aussi, bien entendu, mais si je sais que L et Y en ont également, à la hauteur du nôtre. Il ne s’agit pas d’une démarche égoïste où l’atteinte de ma jouissance serait suffisante. J’ai adoré voir L en pleine extase, j’ai adoré constater l’excitation d’Eva et celle qu’elle a provoquée à Y. J’ai adoré aussi voir Eva découvrir les plaisirs entre femmes avec L. J’ai essayé pour ma part d’être attentif aux envies de L, ce qui implique de la découvrir petit à petit, tout comme Y avec Eva, mais aussi L avec Eva... Il y a donc une prise de risque (limitée), puisque personne n’est jamais à l’abri de faire quelque chose qui ne conviendrait pas, malgré les nombreux échanges que nous avons eus tous les 4 sur msn sur ce sujet. La règle entre nous est simple : chacun a le droit de se « tromper » (après tout il faut du temps pour un couple pour se connaître dans ce domaine, alors raison de plus à 4 dans une démarche occasionnelle), il suffit juste de le faire comprendre, et personne ne s’en offusque ou ne culpabilise. Il faut donc de la complicité et de la confiance pour se dire que personne ne jugera personne et pour se libérer totalement.
Ainsi, cette évolution qui peut encore être considérée par bon nombre de libertins, comme insignifiante au regard de leurs propres pratiques (totalement mélangistes ou échangistes), constitue un pas très important pour moi, non seulement par ce qu’elle représente à mes yeux, mais aussi par ce qu’elle a généré comme émotion intense et nouvelle.
Eva m’a demandé sur le trajet du retour si j’avais eu envie d’aller plus loin avec L ? J’ai été étonné de sa question : qu’attendait-elle de ma réponse ? voulait-elle me faire comprendre qu’elle y avait songé avec Y ? Aurait-elle aimé que je réponde oui ? En toute franchise, j’avoue que j’étais déjà tellement satisfait et absorbé par le moment présent que l’idée ne m’a pas traversé l’esprit ? Je lui ai donc répondu par la négative, sans lui retourner la question. Nous avons encore assurément beaucoup de choses à découvrir sur cette marche, avant, peut-être, de monter un jour sur celle d’après… ce qui est certain, c’est que je ne regrette pas ce qui s’est passé et j’ai très envie de poursuivre cette aventure. Qui sait jusqu’où elle nous mènera ?
La bisexualité est un thème récurrent dans le libertinage, mais, s’il est très facile de lire des choses sur le sujet lorsqu’il s’agit de celle entre femmes, plus rares sont les écrits et témoignages sur cette pratique entre hommes. Je vais donc tenter de me lancer sur ce thème, en faisant part ici de mon sentiment sur les deux options et ma modeste expérience dans ce domaine. L’article risque d’être un peu long mais il me semble nécessaire de traiter les deux aspects en même temps. J’espère que vous ne serez pas lassés avant la fin et surtout que vous aurez ensuite encore assez de force (et d’envie) pour y laisser votre sentiment sur le sujet ou faire part de votre propre expérience.
La bisexualité féminine : une pratique presque totalement banalisée.
Si on regarde les fiches des libertins sur les sites, la grande majorité des couples s’identifient comme « couple dont femme bi » et leurs recherches comprennent généralement celle d’un « couple dont femme bi ». Les femmes parlent d’ailleurs de cette envie avec une grande facilité et l’assument souvent très bien. Les hommes, quant à eux, n’y voient que des avantages puisque l’idée de voir deux femmes se donner mutuellement du plaisir par des préliminaires plus ou moins poussés, voire en faisant l’amour ensemble, relève de leur fantasme avoué ou inavoué depuis l’adolescence. Cette construction est alimentée et banalisée par les films pornographiques qui comportent toujours une ou plusieurs séquences de bisexualité féminine. Les ouvrages érotiques reprennent eux aussi cette source de plaisir et mêmes les magazines féminins, depuis quelques années, tentent de « rassurer » les femmes en normalisant (si on peut parler de normes dans ce domaine) cette envie grâce à des articles toujours plus nombreux et fournis sur le sujet. A croire qu’ils sont commandés et/ou écrits par des hommes !!!!! J
A titre personnel, je n’ai jamais été particulièrement attiré par l’idée de voir deux femmes ensembles. Comme bon nombre d’hommes, j’ai fantasmé à partir de 15 / 16 ans sur une relation à 3 avec deux femmes, mais les scènes des films pornographiques montrant seulement deux femmes faire l’amour entre elles ne m’ont jamais excité ; elles avaient même plutôt tendance à m’ennuyer à tel point que je faisais en sorte de passer ces moments (et aujourd’hui encore lorsque nous faisons des soirées DVD avec Eva).
C’est ainsi que lorsque nous avons commencé notre démarche libertine avec Eva, je ne lui ai jamais fait part d’une telle envie, de même que nous n’en avons jamais parlé de prime abord avec les couples avec qui nous discutions. Cette expérience n’était pas non plus une recherche chez Eva. Pourtant, au fil de nos dialogues, rencontres et expériences coquines avec un couple (L et Y), cette « pratique » est venue en discussion. Eva et moi y avons réfléchi et bien que non envisagée jusqu’alors, l’idée n’était pas pour autant rédhibitoire pour nous. C’est ainsi qu’après avoir validé au préalable tous les quatre le principe, L et Eva ont commencé à échanger des caresses et des baisers sur le corps lors d’une soirée privée. J’avoue que dans une ambiance chaleureuse et tamisée par des bougies et une cheminée allumée, la sensualité qui se dégageait à ce moment, mélangée à l’excitation de voir leurs corps réagir et de les entendre exprimer leur plaisir ne m’a pas laissé de marbre. Mais je pense que cette sensation n’a été possible que parce que ce moment entre femmes a trouvé sa place au milieu d’autres, intervenus avant et après, au cours desquels nos deux couples se sont mélangés au sens propre du terme, sans savoir vraiment qui caressait qui, dans le respect de nos limites. Je ne suis pas certain que la même scène, prise de manière isolée, aurait eu le même effet sur ma libido…
Certains trouveront que cette expérience bisexuelle n’a rien d’extraordinaire, tant elle est soft. Souvent les couples avec qui nous parlons sur le site nous demandent si nous pensons aller plus loin un jour, dans ce domaine comme dans le libertinage en général. J’avoue qu’il m’arrive d’imaginer qu’Eva puisse un jour aller encore un peu plus loin avec une femme, si elle le désire (et LA désire J). Mais une fois encore, l’effet sur moi ne sera « garanti » que si ce moment s’inscrit dans une démarche de partage plus globale, où les 4 corps se mêlent et se mélangent de manière naturelle, la bisexualité entre Eva et une autre femme n’étant qu’un maillon de la soirée réussie.
La bisexualité masculine : une idée encore connotée et mal assumée chez les hommes.
A l’inverse de la partie précédente, voilà un sujet sensible s’il en est, tant il touche à la virilité de l’homme en sa qualité de Mâle. Sans vouloir tomber dans la discussion de comptoir et dans des généralités, quel homme n’a jamais songé au moins une fois, en son for intérieur, à la bisexualité masculine, quelque soit le degré de ce fantasme (soft ou moins soft) ? Je ne vais pas me risquer à livrer un résultat statistique qui ne pourrait qu’être sujet à contestation. Il y a évidemment des hommes qui y ont pensé mais qui ont trouvé en eux la réponse écartant au final cette envie. Dont acte. Je vais donc désormais considérer dans la suite de l’article la population masculine (au sens statistique du terme), dont je fais partie, qui avoue ouvertement (ou pas) y avoir déjà songé au moins une fois dans sa vie, et qui n’a pas foncièrement écarté de vivre cette expérience un jour.
Il y a ceux qui ont franchi le pas, qui pratiquent et assument cette envie et surtout y prennent du plaisir. Je leur laisse le soin, à la lecture de cet article, de faire part de leur expérience (pas tant dans ce qu’ils font mais dans les apports ou interrogations qu’ils y trouvent).
Et puis il y a ceux, comme moi, qui en ont déjà eu envie une ou plusieurs fois, mais qui n’ont jamais été au-delà. Force est de reconnaître que la société n’aide pas à assumer ce fantasme. Même si les publicités permettent aux « mâles » de bien vivre leur côté métrosexuel, homme moderne de la fin du XXe et du début de ce siècle (chacun assume globalement d’aimer les petits soins en balnéo, massages aux huiles essentielles, gommages et crèmes, voire même épilation…) la bisexualité masculine reste encore un phénomène tabou ou difficile à vivre tant il suscite la crainte du regard et du jugement de celui ou celle à qui on confierait cette envie. Aucune scène entre deux hommes dans les films X pour banaliser la pratique (sauf bien entendu dans les films gays, les films pornos hétéro ne montrant deux hommes qu’en compagnie d’une femme), aucun article sur le sujet hormis dans les revues ou sites spécialisés ou gays, etc…
Pour ce qui me concerne, j’ai souvent réfléchi à la question. Lorsque j’y ai songé pour la première fois, je devais avoir environ 18 ans. J’avais une vie hétérosexuelle épanouie et je ne me suis pas questionné sur l’orientation que je devais donner à ma sexualité : plutôt vers les hommes ou plutôt vers les femmes. J’adorais (et j’adore toujours !) les courbes d’un corps de féminin, que je trouve personnellement plus harmonieuses, douces et sensuelles que celles d’un homme, et j’adore les multiples plaisirs et possibilités et, in fine, la jouissance qui résultent d’une relation avec une femme. En revanche, je ne trouve pas qu’un corps masculin soit « joli ». Bien entendu on (nous les mâles) rêve tous d’avoir un corps sculpté (mais non bodybuildé pour ce qui me concerne) qu’on aimerait offrir à nos femmes, plutôt qu’un corps « lambda ». Pour répondre également à certaines personnes qui m’ont posé la question, je ne trouve pas non plus « beau » un sexe d’homme, même en érection. Mais que s’est-il passé dans ma tête pour avoir envisagé, d’un seul coup, une relation avec un autre homme ? En fait, c’est la curiosité. L’envie de connaître un plaisir que je ne pourrai jamais connaître avec une femme : les sensations et le plaisir de la fellation essentiellement, mais aussi le plaisir anal. Pourquoi ce dernier serait-il réservé uniquement aux femmes ? J’ai eu plusieurs occasions lorsque j’avais 20 ans de franchir le pas, et pourtant je ne l’ai pas fait. A l’époque je pense que je n’assumais pas cette envie et surtout j’avais peur de me lancer. Je n’étais pas prêt dans ma tête et je ne me serais donc pas totalement libéré. Ensuite, lors d’une expérience amoureuse assez libérée, j’aurais pu l’envisager mais j’avais peur d’être jugé par ma partenaire si je lui avouais cette envie, peur qu’elle ne me voit plus de la même manière, peur de ne plus être à ses yeux le mâle que je lui prêtais d’idéaliser. Aujourd’hui la situation est différente. Cette curiosité n’est plus prégnante pour moi, nous en avons parlé avec Eva. Elle connaît mes envies passées dans ce domaine, et ne les juge pas. Elle les comprend. Elle avoue même être « excitée » par cette idée. Notre sexualité à deux est parfois orientée vers des jeux ou pratiques sur moi que deux hommes pourraient faire entre eux également… et nous le vivons très bien, pour notre plus grand plaisir ! Si cette envie de bisexualité revient un jour de manière plus forte, se posera alors une question que je n’avais pas il y a 15 ans. Comment rendre compatible cette envie avec nos limites partagées tous les deux dans notre action libertine : un mélangisme soft, sans pénétration ni préliminaires hors couple ?
Chris
Voici une série où j'ai réussi à saisir quelques moments volés d'Eva, publiés avec son consentement bien entendu... qu'en pensez-vous ???? A vos claviers !









Sympathique non ? qu'en pensez-vous... N'hésitez pas à laisser un commentaire si cet article vous inspire












Il n'a pas fait très beau ce dimanche ! Eva et moi avons donc trouvé une occupation... dites nous ce que vous pensez de cet échantillon? Le reste est dans la galerie "Jean's". Vous pouvez aussi indiquer la photo que vous préférez...




Spéciale dédicace d'Eva à L&Y :

Voilà presqu’un an qu’Eva et moi avons décidé de nous lancer dans le libertinage. Il faut bien reconnaître qu’avant cela, je n’avais jamais envisagé une telle démarche. Sans être dans le puritanisme exacerbé, je n’imaginais pas un jour avoir envie de « partager » une telle intimité avec un autre couple. Je ne suis pas d’un naturel jaloux, mais le libertinage ne me paraissait pas concevable, en grande partie je pense, par principe. Comme beaucoup j’y avais déjà songé, mais comme un fantasme parmi d’autres. Sans être bridé, cette idée ne correspondait pas au schéma éducatif que j’avais reçu. Par ailleurs, personne avant Eva ne m’avait mis en confiance pour en parler. Pas facile en effet d’aborder un tel sujet avec des amis, et encore moins avec son amie, sans crainte d’être jugé. Avec Eva, tout s’est passé naturellement. Nous en avons parlé très librement et, sans savoir vraiment pourquoi, l’inenvisageable est devenu envisagé et même pratiqué.
Dès le départ nous étions d’accord sur nos limites : pas de contacts hors couple. Ce qui nous excitait, c’était de faire l’amour à côté d’autres couples, de les voir prendre du plaisir et d’être observés par eux dans les mêmes circonstances. Notre première expérience dans un sauna libertin nous a d’ailleurs pleinement satisfaits. J’y ai personnellement trouvé ce que je cherchais. Et puis nous avons fait une soirée massages avec S&S à la maison. Compte tenu de la place dont nous disposions, impossible que nos 4 corps ne se frôlent pas. Curieusement ces contacts ne m’ont pas dérangé, bien au contraire. Je n’en étais toutefois pas encore au stade d’accepter que quelqu’un d’autre que moi puisse intentionnellement toucher et caresser Eva mais je sentais bien que cette situation avait éveillé en moi une envie jusqu’alors interdite. Petit à petit, à force de repenser à cette soirée, l’idée a fait son chemin. J’en ai alors parlé avec Eva pour recueillir son avis et elle m’a dit que ces contacts avec S&S ne l’avaient pas dérangée, au contraire, et qu’elle était tentée pour recommencer, de manière délibérée cette fois. C’est au sauna que nous avons eu notre première expérience mélangiste « soft », comme si ce lieu nous désinhibait et était propice à nos évolutions. J’avoue que la première fois que j’ai vu un homme caresser Eva ça m’a fait un drôle d’effet. Je pense que c’était la situation nouvelle qui me paraissait étrange, plus que l’acte en lui-même. Mes schémas de pensées vieux de 35 ans ont été bousculés en l’espace de quelques secondes. Comme à chaque fois, j’en ai parlé ensuite avec Eva et je lui ai confié que la voir caressée par un autre homme m’avait plu malgré mes premières émotions difficiles à identifier.
La rencontre avec L et Y a marqué un tournant, pour moi, dans cette démarche. Nous avons appris à nous connaître et une réelle complicité est née. C’est d’ailleurs cette complicité qui a fait que nous avons été encore plus loin grâce et avec eux. Au fil des discussions, nombreuses, libres et variées, et de nos rencontres tous les quatre, j’ai évolué dans mon approche du libertinage. Il est cependant évident que cette évolution tient à la relation spécifique et sans ambiguïté que nous avons créée avec L et Y. Ainsi, bien qu’en contradiction totale avec ce que je pensais sur ce sujet il y a un an, non seulement ça ne me dérange pas de voir Y caresser Eva lors de nos rencontres coquines, mais j’éprouve du plaisir quand il le fait. Au-delà de ce contact physique, savoir que Y désire Eva quand on se voit me plait. Je ressens également une réelle excitation à voir Eva faire de même avec Y. Jamais auparavant je n’aurais pu penser aimer voir Eva se livrer à un petit jeu de (saine) séduction avec Y, et je trouve ça très excitant de savoir que ça marche et qu’il ne reste pas insensible, bien au contraire. Jamais je n’aurais imaginé qu’un jour j’aurais pu « accepter » qu’Eva se retrouve nue sur un autre homme en train de le masser. Et pourtant c’est ce qui s’est passé sans que cela ne me pose de souci. Malgré tout, je sais que cela est possible parce que c’est Y, et pas un simple « autre homme », parce que c’est L et parce que c’est Eva. J’adore aussi l’idée que L ait envie de caresser et d’embrasser le corps d’Eva, et qu’Eva apprécie (et c’est un euphémisme !), elle qui n’avait jusqu’alors jamais envisagé cela avec une femme.
L est également une très belle femme qui sait mettre ses atouts en valeur ce qui ne me laisse pas de marbre. Là encore, je me suis demandé si c’était « normal » et si je ne trahissais pas Eva en ressentant cela. Certains diront qu’en tentant l’expérience du libertinage, il ne fallait pas s’attendre à autre chose : dont acte, tant mieux pour ceux qui ne se posent pas de question ! J’en ai parlé avec Eva, mais également avec L et Y pour ne pas qu’il y ait de méprise. Mais chacun d’entre nous quatre sait ce que de telles pensées signifient, et surtout ce qu’elles ne signifient pas… Ainsi, je ne me sens pas « coupable » d’avoir ces idées. Il n’y a pas ce sentiment de jalousie que j’aurais pu craindre. Je ne sais pas encore pourquoi j’ai évolué en ce sens. Il me faudra certainement encore du temps pour trouver la réponse. Je ne pense toutefois pas qu’il en serait de même avec un couple que nous rencontrerions pour la première fois. Cela confirme ce que je pensais dès le départ : pour cette relation particulière, il faut trouver LE couple qui nous correspond pleinement. Avec L et Y tout se fait naturellement. Plus le temps passe, et plus il me semble que nous sommes à l’aise ensemble dans cette démarche, malgré une timidité encore présente mais bien légitime. Au fur et à mesure que notre relation avance, chacun d’entre nous fait part de ses envies. Ensuite, ces propositions sont validées par nous quatre, ou pas (mais ça n’est encore jamais arrivé J). Et même si ça doit être le cas un jour, ça ne posera pas de problème car nous sommes convenus qu’il valait mieux faire une proposition non validée ensuite, que de ne pas oser proposer une envie potentiellement commune. Je pense que nos limites et pratiques vont encore évoluer avec L et Y. Je ne sais cependant pas dire quand ni comment cela se traduira. Eva me contredira peut-être d’ailleurs, L et Y également J. A moins qu’ils n’aient déjà des idées sur la question… L’avenir le dira.
Une chose est toutefois certaine, nous ne pratiquerons pas l’échangisme : la pénétration est pour moi le symbole de l’amour au sens premier du terme, et il n’est donc pas possible que je le partage. Mais là encore, nous sommes totalement en phase Eva, L, Y et moi, donc pas de souci. Vivement notre prochaine rencontre. C’est quand déjà ? ah oui : samedi !!!!! la précédente est loin, c’était l’an dernier J
Cela fait quelque temps déjà que Chris et moi avons évoqué notre envie de se consacrer des moments volés, entre deux rendez-vous, mais l’occasion ne s’était jamais présentée.
Or aujourd’hui, Chris a un déjeuner avec des collègues près de la maison et a prévu de passer ensuite à l'appartemnt prendre un café seul avec moi avant de repartir travailler. Et moi, je suis disponible toute la journée… Il ne faut pas manquer cette occasion.
Me voilà partie pour faire les magasins : hauts et jupes sexy au programme… Mes emplettes en mains, je rentre pour être prête à recevoir mon amoureux.
L’excitation monte, je ne sais pas quand il va passer, ni même s’il aura le temps de passer au final…
Il ne se doute de rien mais peut-être l’espère t-il, en tout cas l’idée me plait…
J’enfile mes bas, ma jupe courte, mon haut sexy et mes chaussures à talons… c’est décidé, en ce début d’après midi, ce sera « free » car je sais que Chris adore ça.
Il arrive, l’effet de surprise est très réussi. Il me trouve très séduisante, et sait tout de suite où je souhaite en venir. Il se prête très bien au jeu !!! Il me prend dans ses bras, je sens l’excitation monter en lui, en moi… Je commence à le caresser et à le soulager de son pantalon qui devient emprisonnant pour lui. Je m’amuse à deviner le caleçon qu’il porte… raté ! Par contre Chris n’a pas de mal à deviner ce que je porte sous ma jupe : rien du tout… Il aime, je le sais ! Il est excité ! Je décide désormais de prendre les choses en main. Nous voilà partis pour des coquineries.
La situation est très excitante car je sais que Chris doit repartir travailler et moi retourner vaquer à mes occupations dans la foulée. Nous prenons tout les deux beaucoup de plaisir. Les voisins ont sans doute participé indirectement à notre plaisir, et alors ???? Notre temps est compté, le moment n’en est que meilleur…
Je crois que Chris a aimé mes emplettes et ce moment. Il est prêt à recommencer… peut-être un jour dans son bureau !!!
Eva
L’un des objectifs de ce blog est de partager avec ceux qui le consultent comment nous vivons, Eva et moi, notre démarche libertine depuis 8 mois environ. Bien des choses se sont déjà passées... Au départ, nous avons beaucoup dialogué sur le net avec des couples pratiquant le mélangisme et / ou l’échangisme. Nous avons essayé de comprendre ce qu’ils y trouvaient comme plaisir, sans juger. Ces échanges ont été, selon moi, majoritairement fructueux. Nous avons nous-mêmes évolué dans nos limites. Au départ, nous nous disions que notre envie était uniquement de faire l’amour à côté d’un autre couple, pour le simple plaisir de la vue et de l’ouïe. Puis, grâce à notre rencontre avec L et Y, nous sommes allés vers le mélangiste, au départ des caresses soft entre nos deux couples, puis depuis notre dernière rencontre, jusqu’aux baisers non intimes entre couples et entre femmes. Bien sûr d’aucuns nous diront : on vous avait prévenu lors de nos discussions, forts de nos propres expériences, que vous ne vous arrêteriez pas au premier stade que vous vous étiez fixés, mais vous ne nous avez pas crus. Vous avez même écrit un article en réaction : « c’est bien, pour un début ». Mais, à mon sens, notre évolution ne remet pas en question le propos de ce post précédent. Son but était plutôt de remettre en question la forme et non le fond, comme si il y avait une destinée libertine inéluctable.
Alors, qu’a-t-il bien pu se passer, quelle transformation s’est opérée, pour que nos limites d’hier ne le soient plus aujourd’hui ?
Je n’ai jamais été quelqu’un de jaloux, considérant que de toute façon, la peur n’écarte pas le danger, pour reprendre un lieu commun. Pour autant, l’idée que quelqu’un pouvait désirer charnellement la personne que j’aime me dérangeait. « Pire », l’idée qu’un autre homme puisse la caresser ou lui embrasser les seins ou le ventre ou que sais-je encore, était inconcevable. Pourquoi ? Certainement à cause d’une éducation qui, bien que très libre sur le sujet, a malgré tout fixé des repères, des codes. On peut prendre du plaisir charnel dans beaucoup de pratiques, y compris celles moins « classiques » (je n’en ferai pas ici une liste exhaustive J), à condition que l’envie soit partagée et dans le respect de chacun, mais toujours à deux. C’est ainsi que j’ai conçu et développé ma sexualité. Et puis un jour, à force de parler de manière toujours très générale du libertinage avec des amis « déclarés non libertins », l’idée a commencé à germer, jusqu’à en parler ouvertement avec Eva. Très épanouis dans notre vie intime, nous avons cependant ressenti l’envie de franchir le pas et de tenter cette expérience dont nous avions tant discuté en soirées, souvent en la critiquant ou en ne la comprenant pas. Je crois que ce qui nous a permis d’avancer, c’est d’abord que nous avons pris notre temps. Parler avec un autre couple de la démarche, sans détour mais sans précipitation n’est pas synonyme d’indécision. Si pour certains le libertinage relève d’une attitude de consommation (cf sur les mentions sur les fiches « merci aux indécis de ne pas nous contacter, on ne cherche pas d’interminables dialogues sur msn »), pour moi (mais je peux sans souci y associer Eva) la confiance, qui va bien au-delà du simple feeling, est primordiale. Je ne conçois pas de partager des moments d’intimité avec deux personnes rencontrées la veille sur le net. La communication au sein du couple et avec l’autre couple est fondamentale. Certains nous ont d’ailleurs trouvés trop lents, tant pis. Avec S&S, nous avons expérimenté le plaisir des soirées basées sur l’excitation de la nudité. Nous avons découvert ensemble le concept du jeu érotique, et les plaisirs des discussions sur tous les sujets dans notre plus simple appareil un été dans leur piscine. Nous avons aussi connu l’excitation des massages nus, chacun avec sa chacune. A ce stade, je n’avais pas le sentiment de partager « réellement » Eva avec un autre homme, ce qui rendait tout cela plus facile à vivre. Je trouvais cependant déjà très excitant que S puisse la regarder et que ça l’excite. Mais l’absence de contact physique simplifiait la chose. Nous avons ensuite de nouveau discuté avec Eva et, sans remettre en question notre envie initiale, nous avons voulu savoir si les caresses soft « intercouples » pourraient nous apporter un plaisir supplémentaire. Notre première fois a donc eu lieu un samedi soir au sauna. Nous étions contents de l’expérience, mais c’était sans commune mesure avec ce qui s’est passé avec L et Y lors de la première soirée privée chez eux. Nous avions longuement parlé tous les quatre sur msn avant et nous savions précisément jusqu’où nous voulions aller ensemble. C’est ainsi que, guidés par l’envie et l’atmosphère zen de la cheminée et des bougies, nous nous sommes complètement laissés aller et nous avons vécu à 100% la soirée, sans nous poser aucune question. Tout s’est fait naturellement, en douceur. Voir Y caresser Eva ne m’a posé aucun souci et m’a même excité. Nous étions tellement contents de ce qui venait de se dérouler que nous avons même proposé à L et Y, à l’initiative d’Eva, d’aller un peu plus loin lors de la rencontre suivante, autorisant les baisers entre les couples sur le corps, mais non « intimes ». Et c’est ce qui s’est passé. Alors encore une fois, pourquoi accepter désormais ce qui était inconcevable 8 mois auparavant ? Je crois d’abord que c’est parce que nous l’avons fait avec L et Y. Pour en avoir déjà discuté avec Y, ce qui est fondamental dans cette amitié coquine avec eux, c’est qu’il sait que L ne craint rien, et que je sais que la réciproque est vrai pour Eva. L et Y s’aiment, tout comme Eva et moi. Il y a donc ce sentiment de « sécurité ». L’autre n’est pas un rival. Et c’est bien là que tout se joue à mon avis. A partir du moment où on sait qu’il y a une décorrélation entre le sentiment amoureux et le plaisir de cette démarche, certaines portes peuvent s’ouvrir. Il s’agit donc d’une alchimie complexe qui allie la confiance (sous toutes ses définitions), l’attirance physique partagée, la séduction, l’excitation de voir Eva prendre du plaisir et en donner à L et Y, tout en sachant que chacun de nous quatre est sur la même longueur d’ondes du point de vue des limites. Je pense aussi que cette sensation est due au fait que chacun d’entre nous est attentif au plaisir de l’autre et à l’équilibre général du moment. Personne n’est mis de côté, et nous gardons des instants dédiés à notre partenaire. Il y a également une forme de fierté : savoir qu’on plait au point de susciter du désir chez les autres et que son partenaire plait et provoque la même chose. Voilà pourquoi, avec L et Y, nous avons évolué et dépassé nos limites si « facilement ». Et nous découvrirons sans aucun doute d’autres plaisirs avec eux, avec le temps.
Enfin, je crois que ce blog et les commentaires laissés en réaction à nos articles, ont contribué aussi à nourrir ma réflexion sur le sujet. Aujourd’hui j’ai une approche différente de celle que j’avais lorsque nous nous sommes lancés dans l’aventure avec Eva. Alors n’hésitez pas à continuer à nous faire part de vos expériences et / ou réactions sur cet article.
Chris
Pour changer un peu je mets quelques photos de mon homme en ligne... Le reste de cette séance photo est dans l'album "sous la douche".
Eva



Pour reprendre une excellente idée initiée sur leur blog par un couple d'amis coquins, nous ouvrons à notre tour avec cet article une nouvelle rubrique sur notre blog : « le coin lecture ». Nous allons vous faire partager nos lectures coquines (ayant un rapport direct ou non avec le libertinage) et vous dire ce que nous en avons pensé. L’idée est, une de fois de plus, que ces articles induisent des réactions de votre part, des témoignages (peut-être ?), et que vous nous fassiez partager, si vous le souhaitez, votre propres lectures.
Le premier livre dont nous avons choisi de vous parler est sans rapport avec nos propres pratiques sexuelles, mais traite d’un sujet qui nous interpelle Eva et moi : la relation domination/soumission. Le livre s’intitule : « Soumise », de Salomé.
Résumé :Cet ouvrage, écrit sous forme d’une correspondance, témoigne du monde fermé et secret des relations sadomasochistes. Il livre l'intimité d'un couple maître-soumise. Salomé ne se limite pas à dévoiler le caractère extrême des situations et des pratiques corporelles qu’elle accepte par cet engagement. Elle développe également la dimension amoureuse, les doutes, les hésitations, les troubles qui l'accompagnent dans cette démarche particulière. Une jeune femme, dont la vie sexuelle laisse apparaître un certain goût pour la soumission, rencontre un homme, par l’intermédiaire du minitel. Elle lui raconte dans le détail ses nuits dans les clubs échangistes, dans les parkings. Finalement celui qui voulait « ramener à la vie, sauver son amour », cette femme sexuellement dépendante des affres de l'autodestruction, va accepter de devenir son Maître pour faire vivre ses fantasmes à la femme qu'il aime.
L’avis de Chris : Le témoignage de Salomé ne peut pas laisser le lecteur indifférent. On aime, on déteste, on adhère à tout ou partie des pratiques, on les rejette (certaines ou en bloc), on comprend Salomé, on ne la comprend pas… La lecture de certains passages (très hard, parfois trash) peut être choquante voire totalement révoltante, au point de me demander si j’avais envie de continuer à lire ce livre (et pourtant je pense qu’il m’en faut beaucoup pour en arriver à ce stade). Difficile pour moi d’imaginer comment, par amour, une femme peut accepter d’être reléguée au degré zéro du monde animal et de ses règles sociales, et comment, par amour, un homme peut demander à une femme ce que J-P impose à Salomé. Salomé perd toute personnalité. Elle n’existe plus en tant qu’être humain. Elle prend du plaisir à satisfaire son maître par le dépassement d’elle et de ses limites. J-P dispose de l’âme et du corps de Salomé. Il ordonne, elle exécute. Parfois elle doute, certes, mais au final elle finit toujours par accepter.
J’avoue que ce que j’attendais de cette lecture, au-delà d’un simple témoignage quasi uniquement factuel (qui tombe du coup presque dans le pur voyeurisme), c’était de mieux comprendre les raisons qui poussent cette femme à accepter de réaliser les fantasmes et pratique SM de son maître. A aucun moment elle n’explique vraiment pourquoi et comment cette envie de soumission lui est venue. Globalement, sauf à certains passages du livre, elle ne développe pas clairement, à mon sens, le « plaisir » ou la satisfaction qu’elle retire personnellement de cette situation et des pratiques qu’elle accepte. C’est dommage car j’aurais aimé lire (sans pour autant forcément comprendre), l’apport de cette relation dans l’équilibre (ou le pseudo équilibre) de la vie de Salomé. Idem pour J-P.
Depuis que nous sommes inscrits sur le site « entrecoquins », nous avons sympathisé et rencontré deux couples avec deux approchent différentes du libertinage. Avec S&S notre démarche a toujours été, conformément à un pan de notre recherche, axée sur le plaisir de la nudité et l’excitation générée par de telles situations : nous avons fait des massages côte à côte sans échange de caresses hors couples, pris un bain tous les 4 nus dans leur piscine cet été en discutant tranquillement, ou encore joué au strip poker…
Avec L et Y notre démarche n’est pas la même : nous pratiquons le mélangisme « soft ». Nous avons sur ce point les mêmes envies, la même approche et sommes en phase sur la manière de la conduire. Comme le temps nous paraissait collégialement long depuis notre expérience commune au sauna, nous avons décidé de nous revoir, cette fois lors d’une soirée privée chez eux. Nous avons alors franchi un « cap supplémentaire » dans notre expérience libertine, sans pour autant dépasser les limites que nous nous sommes fixées depuis le début, régulièrement exposées sur ce blog. Nous allons tenter de retranscrire ici les émotions que nous avons ressenties à cette occasion.
Pour préparer cette soirée, nous avions juste tracé les grandes lignes de ce que nous souhaitions : après un repas convivial, une séance de massages au coin du feu, dans une ambiance tamisée par des bougies, sur fond de musique tantrique. Pour le reste, la magie du moment devait laisser libre champ aux initiatives…
L et Y nous ont donc accueillis chez eux vers 20h30. Les femmes portaient des tenues qui les mettaient particulièrement en valeur, ni vulgaires, ni outrancièrement provocantes, mais très sexy. Difficile dans ces conditions de rester concentrés toute la soirée et de soutenir leurs regards très longtemps lors des conversations.
Eva : J’avoue que c’est très agréable de porter un décolleté laissant deviner les rondeurs de ma poitrine et de sentir les regards dévier immanquablement... Et j’aime aussi lire une sorte de culpabilité dans l’attitude de Y, s’obligeant à soutenir mon regard.
Pour plus de convivialité, L et Y ont opté pour un apéritif dînatoire. Excellente idée et félicitation au chef, nous nous sommes régalés ! Cette première partie de soirée a filé très vite. Nous avons abordé de nombreux sujets sans jamais apercevoir le moindre ange passer, ce qui est génial pour deux couples qui ne se sont réellement vus auparavant qu’une seule fois et qui ne se connaissent (très bien) que par le biais du net !!!!!
Chris : j’étais idéalement placé sur le canapé puisque je me trouvais entre L et Eva !!!!! Je dois avouer que tout en discutant, mon regard vagabondait plus ou moins discrètement de l’une vers l’autre tant il était difficile de résister à cette tentation. Eva, comme d’habitude était très attirante, et, sans ambiguïté dans mon propos (c’est dit une bonne fois pour toute J), j’ai trouvé L très séduisante. Nous savons tous que dans cette démarche, il y a une part indéniable de séduction. J’ai pris aussi beaucoup de plaisir à constater qu’Eva ne laissait pas non plus Y indifférent.
Eva : Un très joli mélange de cuisine Japonaise, de verrines originales, de toasts imaginatifs, d’une farandole de desserts, arrosé d’un peu de Porto… j’aime beaucoup.
De manière très naturelle, nous sommes passés à la deuxième partie de la soirée, qui devait débuter par des massages. Sans négociation possible (J) les femmes ont décidé qu’elles se feraient masser en premier. Elles se sont allongées, parées de leur lingerie fine, l’une à côté de l’autre sur le canapé, éclairées par les bougies, dans la chaleur et sous le crépitement du bois dans la cheminée.
Chris : le spectacle était magique. A cet instant, j’ai non seulement découvert les dessous d’Eva qui s’était préparée à la maison sans me dire ce qu’elle avait choisi, mais également ceux de L. Comme à chaque fois, j’ai été séduit par Eva. Je ne peux pas résister très longtemps quand elle met de la lingerie sexy. Et pourtant ce soir il fallait que je me contrôle car la séance de massage ne pouvait ni ne devait déraper trop vite. L ne m’a pas laissé indifférent non plus, bien au contraire. A croire que les deux femmes avaient prémédité leur coup J. La situation m’a beaucoup excité et j’avais l’impression d’être dans un monde parallèle, intemporel, éloigné de toutes les réalités du quotidien.
Après ces instants de contemplation, nous nous sommes retrouvés tous les quatre nus, afin que le massage commence.
Chris : Eva s’est arrangée pour faire descendre mon boxer uniquement avec ses pieds ; elle sait que ça me fait beaucoup d’effet… La scène nous a d’ailleurs fait beaucoup rire tous les quatre. Y et moi avons ensuite commencé à enduire les corps de nos femmes d’huile de massage. La lumière tamisée faisait ressortir les courbes féminines de leurs corps. Les deux femmes étant côte à côte, après avoir massé pendant quelques minutes Eva, j’ai commencé à caresser L en même temps. L’excitation est alors montée d’un cran pour moi.
Eva : Je me suis laissée masser par les douces mains de Chris et n’y tenant plus, je lui ai ôté son caleçon avec les pieds. Ce qui m’a permis de le masser sur la seule partie du corps accessible dans cette position…J’ai pu sentir ainsi l’excitation qui montait en lui.
Puis ce fut au tour des femmes de masser les hommes. Mais après un moment, sans le dire, elles ont changé de place, chacune s’occupant du partenaire de l’autre.
Chris : j’ai immédiatement pris conscience de ce qui s’était passé. Une sensation très difficile à décrire m’a alors envahi. Je sentais les mains de L parcourir mon corps. J’étais bien, à la fois excité par la situation dans laquelle je me trouvais (L nue sur moi en train de me masser) et par l’idée qu’Eva était sur Y en train de faire la même chose. Je n’ai ressenti aucune jalousie et pas davantage de gêne par cette configuration. J’espérais même que Y ressente la même chose que moi. J’ai donc profité au maximum de la situation et de la sensation de bien être qu’elle me procurait, en restant allongé, tous les sens en éveil, et en me laissant faire. Avais-je d’ailleurs autre chose à faire, je ne pense pas…Je me demandais malgré tout si L prenait du plaisir à s’occuper de moi, ce que ça lui faisait de voir Eva sur Y et bien sûr si Y était aussi excité que moi par ce que nous étions en train de vivre.
Eva : J’ai pris beaucoup de plaisir à changer de partenaire à la fois parce qu’il était excitant de masser Y mais aussi parce que j’ai aimé contempler le corps de Chris massé par L.Avec L, nous avons eu l’impression que nos hommes n’avaient rien remarqués tant ils sont restés détendus et n’ont rien laissé paraître, peut-être pour faire durer le plaisir. Aucun des deux n’a souhaité rompre le silence…
Les positions ont ensuite évolué et nous nous sommes retrouvés tous les 4 allongés sur le canapé, plein de désir. Nous avons commencé à faire l’amour côte à côte puis à échanger des caresses entre couples. Eva a caressé Y et réciproquement. Chris s’est occupé de L et d’Eva en même temps. A un moment, L a commencé délicatement à caresser Eva pour qui c’était la première expérience du genre. Nous savions tous les quatre que ce « dérapage », envisageable et envisagé, ne poserait de problème à personne. Nous avions « validé » cette option avant.
Chris : j’ai contemplé la scène et j’avoue qu’à cet instant, mon excitation est arrivée à son paroxysme. Je sentais Eva s’évader dans le plaisir qu’elle prenait, à la fois par mes caresses, et par celles de L. Bien que n’ayant jamais pratiqué cela avant, elle ne manifestait aucune timidité ni retenue, décidant à son tour de caresser délicatement le corps de L. Je suis alors descendu doucement pour placer ma tête entre les jambes d’Eva (Y a fait de même avec L) et tout en nous occupant tranquillement de nos femmes, nous les avons observées. Elles étaient très belles, tout en sensualité, exprimant leur plaisir sans le contrôler réellement. D’un coup, j’ai senti les jambes d’Eva trembler puis se resserrer sur ma tête. En me redressant légèrement, j’ai alors constaté que L était en train d’embrasser et lécher les seins d’Eva ! J’ai alors scruté l’attitude d’Eva, pour voir comment elle réagissait, et j’ai vu (mais aussi entendu et senti J) que L avait eu raison de prendre cette initiative, tant Eva prenait du plaisir. Y et moi, nous nous sommes alors regardés, complices, et a aucun moment je me suis senti exclu de ce qui se passait. Au contraire, j’ai eu le sentiment d’être à la fois acteur et spectateur de cette scène. Entendre nos femmes exprimer leur plaisir a été un pur délice.
Eva : J’ai adoré être allongée sur le canapé à côté de L&Y, dans les bras de Chris. Nos mains se sont petit à petit baladées sur les corps des uns et des autres. C’était la première fois que je me sentais si à l’aise et sans retenue dans mes gestes. Je me suis laissée aller à caresser Y mais aussi L. Ce fut très agréable de sentir plusieurs mains parcourir mon corps. J’ai été très excitée de voir L me lécher le sein… Chris l’a bien senti !
Enfin, tellement excités, chaque couple s’est retrouvé pour se laisser tranquillement aller jusqu’au plaisir ultime.
Cette soirée a vraiment été extraordinaire (au sens premier du terme), mais il est déjà tard et nous devons partir, à regrets. Nous profitons du trajet du retour pour parler « à chaud » de cette expérience. Nous remercions L et Y de nous avoir permis de connaître ces moments, grâce et avec eux. Nous n’avons qu’une envie c’est de recommencer, sachant que tout en restant dans nos limites, il y a encore beaucoup de choses à explorer tous les quatre… Vivement notre prochaine soirée, car pour nous ça ne fait aucun doute, il y en aura d’autres ! Eva et Chris