Un samedi soir en hiver










Blog d'amateurs d'amour côte à côte et de mélangisme soft
Lorsqu’il y a presque 4 ans, Eva et moi avons décidé de pimenter notre sexualité en nous orientant vers le libertinage, nous étions très confiants sur notre réussite à trouver ce que nous cherchions dans ce monde fermé que nous imaginions à notre portée. C’est donc plein d’enthousiasme que nous avons créé une fiche sur ce site, en prenant soin de décrire avec précision nos envies, notre recherche et bien entendu nos limites.
Comme toute démarche qui débute, nous avons dialogué avec entrain avec plusieurs couples pour découvrir cet univers mystérieux. C’est là que nous avons compris qu’il y avait des degrés dans le libertinage, et que, selon les niveaux d’envie, le chemin était plus ou moins facile à emprunter. D’abord, il y a eu ces échanges infructueux avec ces couples pressés qui, tels des consommateurs de fast sex, ont trouvé qu’après 45 min maximum de dialogue il était grand temps de se rencontrer pour passer à l’acte. Devant notre refus, ils nous ont targués d’indécis ou de petits joueurs. Ensuite il y a eu ceux qui se sont autoproclamés grands connaisseurs de la voie tracée du libertinage. Devant notre refus de pratiquer l’échangisme, tels des docteurs ès libertins, ils nous ont indiqué qu’on y viendrait, comme tout le monde. C’était comme une règle tacitement écrite, une fatalité. 4 ans après, le « bilan » de notre démarche est mitigé et appelle donc une réflexion qui ne peut se limiter à des réponses exogènes.
Nous avons, il est vrai, un peu évolué dans nos envies, dépassant nos limites initiales : l’amour côté à côte. Grâce à quelques belles rencontres (peu nombreuses mais de qualité), nous avons été confortés dans « notre » démarche libertine et nous avons doucement glissé vers des pratiques mélangistes, voire même la découverte du triolisme bi HHF. Pour de multiples raisons, nous n’avons pas pu poursuivre notre quête de plaisir avec les couples rencontrés. Certains ont stoppé ou réorienté leur démarche et envies libertines (pas à cause de nous, nous l’espérons lol), d’autres nous ont dit que le feeling passait très bien en dial, que ce sentiment était confirmé en webcam (non coquine) et ont disparu ensuite des écrans radars sans que nous ne comprenions jamais ce qui s’était passé. D’autres enfin nous ont indiqué avoir passé une excellente soirée, avoir envie de recommencer, mais ne nous ont jamais recontactés, faute d’emploi du temps chargé. Certains enfin ne sont pas allés au-delà de la rencontre préalable autour d’un verre avec nous, et là, inutile de se poser trop de question : on ne peut pas plaire à tout le monde ;) Pour le trio, c’est le manque de disponibilités communes avec notre partenaire qui nous a conduits à mettre fin à cette démarche assumée et épanouissante. Nous recherchions une complicité qui ne se trouvait pas avec nos contraintes respectives.
Fort de ce constat en demi-teinte, il serait trop simple de ne pas balayer devant notre porte en reportant la totale responsabilité sur les autres qui n’auraient pas compris ce que nous recherchons.
Avant de faire notre auto-critique, il faut quand même reconnaître que ce que notre démarche nous place entre deux eaux : trop et pas assez en même temps. Trop pour ceux qui écartent le mélangisme de leurs envies. Ce n’est pas que nous ne trouvons plus de plaisir dans le « côte à côtisme », mais il faut reconnaître que le partage (jusqu’aux préliminaires) et le contact physique entre couples apporte une excitation et un plaisir supplémentaire que nous apprécions beaucoup. Pas assez, car nous avons pris conscience que les mélangistes « uniquement » sont une espère rare qui n’attire pas trop les couples échangistes qui aspirent à un acte totalement partagé, jusqu’à la pénétration hors couple. Ce que nous comprenons tout à fait.
Mais alors, ce n’est pas de notre faute, c’est celle des autres !!!!!!... Evidement que non et bien sûr que nous y sommes pour quelque chose. La première des explications possibles, c’est que nous fixons trop de critères, nous avons trop d’attentes de l’autre couple. Nous sommes les premiers à dire que nous ne sommes pas dans cette démarche pour trouver des amis, mais en même temps, nous cherchons la qualité de la relation à la quantité des relations : nous avons besoin de nous sentir en confiance et à l’aise, ce qui passe par un temps (pas indéfini mais certain quand même), avant de rencontrer. Cela implique des phases qui font que les couples qui souhaitent passer à l’acte en 2 jours maximum après le premier « salut » ne pourront pas nous rencontrer. De plus, même si nous n’avons aucune prétention particulière physique ou intellectuelle, conscients que nous ne sommes pas des mannequins ou des philosophes, nous avons besoin de nous « reconnaître » un minimum dans le couple avec qui nous envisageons de coquiner. Ensuite, nous avons besoin d’avoir confiance dans les réelles attentes et intentions des autres. Nous ne pratiquons pas le libertinage pour palier une quelconque carence dans notre propre sexualité, mais par envie de diversifier nos pratiques et plaisirs. Nous voulons donc nous assurer qu’il en est de même pour nos interlocuteurs. Ceci est d’autant plus vrai pour les trios. Dans cette configuration, tant que c’était avec un ami, aucun souci quant à ses intentions. Lorsqu’il s’agit d’un homme seul, et inconnu, c’est déjà plus compliqué. De nombreux échanges sur ce site nous ont appris à nous méfier de ceux qui cachent leurs vraies ambitions sous couvert de flatteries notamment. Les excès verbaux élogieux ont tendance à nous faire fuir et à nous rendent encore plus dubitatifs. Certains s’en sont d’ailleurs offusqués et ont préféré mettre un terme à une expérience envisagée et a priori prometteuse, piqués par tant de défiance à leur endroit alors même qu’ils revendiquent, certainement à raison, la sincérité de leurs propos. Difficile dans ces conditions de faire la part entre le vrai et le faux et nous sommes certainement « passés à côté » d’expériences enrichissantes. Alors que faire ? Comment réagir et comment expliquer pourquoi ce qui devait être une démarche simple et plaisante se transforme peu à peu en une situation qui pose plus de questions qu’elle n’apporte de plaisirs. Peut-être ne sommes nous pas faits pour le libertinage ? Peut-être sommes nous trop méfiants, trop exigeants ? peut-être enfin ne sommes-nous faits que pour fréquenter les saunas libertins où nous passons toujours d’excellents moments. Réflexion en cours…
Quand j'ai commencé à penser à ma sexualité, mon but premier était de construire une relation stable, avec une sexualité épanouie mais je ne mettais rien de particulier derrière cette notion d'épanouissement, à part bien sûr la notion de plaisir. Je n'imaginais pas la diversité des pratiques que pouvait m'offrir ma sexualité. Je n'avais pas d'idées pré-conçues sur ce qui se faisait et ce qui ne se faisait pas dans ce domaine, pas non plus vraiment de fantasme.
Ce qui fait qu'au début j'ai pris les choses comme elles venaient... J'ai essayé les pratiques qui m'ont été proposées mais je ne construisais pas ma sexualité. J'ai eu des amants avec des "pratiques" totalement différentes (de l'ultra classique à une sexualité qui va un peu au-delà des trois positions de base du kamasutra), et à chaque fois je me conformais à ce qu'on m'offrait sans vraiment me poser de question. Je n'avais jamais eu conscience que c'était à moi de prendre en main cette sexualité, de me l'approprier, de l'imaginer, de la construire pour quelle soit épanouissante pour moi, ainsi que pour mes partenanires.
C'est Chris qui m'a fait prendre conscience de ça.
Quand je l'ai connu, lui savait parfaitement ce dont il avait envie car il avait pensé et construit sa sexualité, à travers différentes expériences.
Au début, j'ai suivi la sexualité qu'il me proposait, comme je l'avais toujours fait. Et ça m'allait très bien car j'y ai pris beaucoup de plaisir. J'ai adoré découvrir de nouvelles choses avec lui, lui donner du plaisir, qu'il explore mon corps ... je n'avais jamais fait l'objet de tant d'attention auparavant.
Au fur et à mesure, Chris m'a incitée à exprimer mes envies, mon plaisir, inventer des scénarios qui pourraient enrichir notre sexualité. Il avait légitimement envie de découvrir de nouvelles pratiques avec moi.
Cette démarche n'a pas été évidente pour moi car je ne l'avais jamais faite auparavant. Ca m'a permis de remettre en cause la manière dont je fonctionnais, d'aller à la découverte de mon corps, de me poser des questions sur comment exprimer mon plaisir, sur comment aller plus loin dans la découverte du plaisir de Chris...
Nous avons beaucoup discuté de nos envies à deux. C'est aussi suite à ces discussions que nous en sommes venus à envisager un plaisir à 4.
Dans un premier temps, la démarche libertine m'a permis de mieux comprendre à quel point notre sexualité pouvait évoluer et que ces évolutions se feraient entre autre sous mon impulsion. Dans ce domaine nous étions tous deux novices, il nous a fallu donc bâtir le cadre dans lequel nous souhaitions coquiner, construire une relation de confiance à 4 et la faire avancer.
Ma démarche vers la "prise en main" de mon plaisir et de notre sexualité était loin d'être finie. Curieusement, pendant mon congé maternité (les hormones aidant) j'ai eu envie d'aller à la découverte de mon corps et de mon plaisir. J'en ai eu envie très souvent, je me suis faite jouir comme je ne l'avais jamais fait avant et j'y ai pris beaucoup de plaisir. J'ai aussi profité de cette période d'inactivité pour penser à des scénarios dont j'avais envie, pour solliciter Chris, le chauffer et prendre plaisir à le faire. Lui imposer aussi un scénario qui m'excitait, j'ai adoré qu'il respecte la tenue et le lieu que je lui demandais ainsi que la manière dont je lui imposais de me prendre. De mon côté je m'étais préparée pour l'accueillir comme je le lui avais dit.
Le plaisir que ceci m'a procuré est de me dire que je suis en mesure de me donner du plaisir, d'en donner à Chris, de l'initier et de le maîtriser jusqu'au bout.
Ca m'a permis aussi de penser à ce dont j'avais envie pour aller plus loin dans la découverte de mon corps, peut-être même à travers la découverte du corps d'une autre femme...
J'ai aussi envie d'aller plus loin dans notre démarche libertine. quand je parle d'aller plus loin, cela ne signifie pas aller au-delà de nos limites mais aller au-delà dans l'exploration des configurations possibles à quatre. J'aime l'idée que Chris s'occupe d'un autre homme, ou même qu'un autre homme s'occupe de lui. J'aime l'idée de 2 hommes pour moi : un dont je m'occupe et un qui s'occupe de moi, ou même l'idée que deux hommes s'occupent de moi tout en restant dans les limites que nous avons fixées avec Chris...
Découvrir ma sexualité et en être responsable est une démarche qui me plaît énormement.
Il est certain que se laisser guider dans ce domaine peut sembler plus simple et plus confortable mais ça n'a rien de comparable en terme d'épanouissement. Et je remercie Chris de m'avoir pousser dans cette voie.
La fragilité de l'équilibre sexuel dans un couple me laisse penser que ma démarche ou plutôt notre démarche d'évolution à deux n'en est qu'à ses débuts. Nous ne sommes pas à l'abri de nous laisser envahir par la routine, par notre vie professionnelle ou familiale.
Le libertinage est une démarche complémentaire qui constitue à présent la pointe de "fun"mais aussi un garde fou à l'installation d'une routine qui peut venir très vite à notre sexualité de couple par ailleurs très satisfaisante. Par contre il ne s'agit pas au travers de nos coquineries de palier une carence qui existerait à deux.
S’il est bien un sujet encore compliqué voire même parfois tabou à aborder pour un homme, c’est celui de la bisexualité masculine. Bien que me considérant comme très ouvert d’esprit sur tous les sujets traitant de la sexualité et du libertinage, il m’a fallu beaucoup de temps avant d’ouvrir avec Eva le dialogue sur la relation bi entre hommes. Après lui en avoir parlé à plusieurs reprises pour voir sa réaction, je me suis décidé à écrire il y a quelques mois un article assez général sur la bisexualité, comme pour légitimer, au nom du traitement exhaustif de la question, un développement sur mes aspirations à découvrir certains plaisirs masculins.
De nombreux commentaires constructifs, dont celui d’Eva, ont été postés suite à cette première réflexion, m’encourageant à approfondir davantage ce thème et à me décider, aujourd’hui, à reprendre la plume (ou plutôt le clavier) pour réserver cette fois un article dédiés spécifiquement à ce sujet. Sans faire de philosophie de comptoir, et sans me laisser aller à la facilité des phrases creuses du type « quel homme n’a jamais songé à tenter une expérience avec un autre homme un jour », je me suis aperçu, à force de discuter avec d’autres hommes (amis ou lors de simples discussions d’un soir sur le site avec d’autres libertins), que bon nombre avait déjà eu envie de tenter l’expérience, voire même l’avait déjà réalisée. La loi des statistiques est parfois rassurante… ;)
Pour ce qui me concerne, je ne peux pas dire que cette envie soit prégnante depuis des années. Je n’ai pas le souvenir d’une adolescence marquée par une attirance (assumée ou non) pour les garçons. A cette époque, mon orientation était clairement tournée vers la découverte de la sexualité avec les femmes. Mon premier souvenir d’une réflexion sur ce sujet remonte à l’âge de 19 ans. Alors que le lycée m’avait permis de bien m’épanouir dans la découverte de l’hétérosexualité, c’est pendant les vacances d’été après mon bac que j’ai été « confronté » pour la première fois, à cette question. J’avais 3 mois à patienter avant d’aller à la fac, et je n’avais pas d’argent pour partir faire du farniente sur la plage pendant toute cette période. Mes copains étant dans la même situation que moi, nous passions quasi 24h/24 ensemble à faire du sport ou à parler de tout et surtout de… sexe. C’est alors qu’un soir, une conversation nocturne avec un de mes amis m’a troublé. Après le départ du groupe, nous étions restés tous les deux au club house du tennis, et avant de rentrer chacun chez soi, il me dit que parfois il lui arrivait de se demander ce qu’une fille pouvait bien ressentir comme plaisir lorsqu’elle faisait une fellation. Avec une grande naïveté, je lui ai répondu que je ne m’étais jamais vraiment posé la question, mais que cette interrogation était intéressante et qu’on pourrait en parler le lendemain avec des amies, vu que nous avions dans le groupe que nous formions des conversations très libres sur les questions de sexualité. Et nous sommes rentrés chacun de notre côté chez nous, l’heure n’étant plus propice à développer ce sujet.
J’avoue que j’y ai malgré tout réfléchi sur le chemin du retour et pendant la nuit. Quel plaisir une femme pouvait-elle ressentir dans cette pratique ? Je me disais que c’était effectivement une chose que j’aimerais bien savoir, mais qui demeurerait sans réponse concrète pour moi. L’idée de tenter cette pratique avec un autre homme ne m’a alors pas traversé l’esprit. Certainement le résultat d’une éducation hétéro-normative et de la ridicule et stupide connotation de l’époque de l’homosexualité (qui a heureusement bien évolué depuis), je me dis que ma seule façon de satisfaire cette curiosité serait d’en parler librement avec des filles. Le lendemain après-midi même, je retrouve ce copain chez lui, comme convenu, avant de rejoindre le groupe d’amis comme chaque après-midi ou presque, à la piscine. Ses parents absents, nous prenons un café et il me demande si j’ai repensé à la question de la veille au soir, avec un regard insistant. Sans complexe je lui avoue que oui et je lui fais part de ma conclusion : « de toute façon, je ne le saurai jamais vraiment ». Et lui de répondre : « pourquoi ? si tu te poses la question et moi aussi, alors ça pourrait devenir concret, en tout cas moi ça ne me dérangerait pas d’essayer si tu es OK ». Cette phrase m’a pétrifié littéralement. J’étais scotché par tant de franchise mais aussi par cette révélation brutale. Il était en train de me dire qu’il était prêt à me sucer et à ce que je le suce si je le voulais. Je ne sais expliquer ce que j’ai ressenti : j’étais gêné et j’ai balbutié un truc du genre : « euh… je ne sais pas… pourquoi pas un jour ? » Sans vraiment le vouloir, je venais de lui dire que j’étais ouvert à sa proposition un jour !!!!! Il m’a regardé avec un grand sourire et m’a dit : « et bien la balle est dans ton camp à présent ». Et nous avons changé de sujet avant de partir à la piscine. J’avoue que cette discussion m’a travaillé un bon moment cet été là. Plus j’y pensais, plus je me disais « pourquoi pas ». Après tout il était assez mignon (en tout cas il était à l’image des hommes qui m’attireraient si j’étais une femme), il avait fait la démarche initiale (ce qui me déculpabilisait de l’idée d’en avoir envie) et la question du comment faire et où ne se posait pas puisque ses parents étaient assez peu chez lui. Mais malgré tous ces paramètres facilitateurs, je n’ai jamais osé franchir le pas avec lui. Je n’étais pas prêt à assumer cette envie mêlée de curiosité. Même si je voyais bien qu’il ne me regardait plus comme avant et qu’il y avait une certaine complicité entre nous (mélange de son invitation et de mon acceptation tacite remise à une date ultérieure), j’étais gêné à l’idée d’accepter ce qui ne me paraissait pas « normal » à l’époque (et voilà, éternel retour à la normalité sexuelle !!!!!). Les aléas de la vie ont fait qu’après ces vacances nous nous sommes perdus de vue et que pendant très longtemps je ne me suis jamais vraiment reposé la question concernant mes envies bisexuelles.
Après cet été là, ma vie hétérosexuelle a repris le pas. Pendant 8 années, j’ai vécu avec une femme qui avait une vision très « classique » de la sexualité et avec qui il n’était pas possible d’aborder des sujets plus ouverts sans me sentir jugé. Je n’irai pas jusqu’à dire que j’ai refoulé ces envies pendant cette période car ça ne me travaillait pas, mais je pense que je les ai naturellement mises de côté.
Le divorce est souvent une période de remise en question tous azimuts. En tout cas pour moi cela a été le cas. Je me sentais à nouveau libre de faire ce que je voulais et je me disais qu’au début de la trentaine, il serait dommage de ne pas vivre mes envies et fantasmes. Parmi eux, la bisexualité est remontée à la surface. La question restait la même : qu’est-ce qu’on peut ressentir quand on fait une fellation ? Je connaissais déjà les sensations de la pénétration anale avec un gode, mais pour ça pas besoin d’un autre homme... En revanche ma curiosité avait changé. Non seulement je gardais à l’esprit cette question initiale, mais je l’avais faite évoluer en me demandant quel plaisir une femme pouvait prendre à sucer un homme jusqu’au bout et à avaler… Internet aidant, je me disais qu’il n’appartenait qu’à moi de faire ce qu’il fallait pour concrétiser cette envie. Mais je trouvais toujours une « excuse » pour ne pas faire de démarche active. Je n’avais pas envie de m’inscrire sur des sites de rencontres gays. Je me disais qu’avec le SIDA et toutes les autres MST, même une simple fellation non amenée au bout était risquée sans préservatif avec un inconnu du net, et encore plus s’il était gay. Et utiliser un préservatif pour cette pratique ne m’apporterait rien. Je n’avais pas davantage d’amis susceptibles d’avoir la même envie que moi à ce moment là. Bref, beaucoup de prétextes qui cachaient certainement encore une pratique non assumée. J’ai fini par me dire que cela resterait à l’état de fantasme puisque, comme on dit : tous les fantasmes ne sont pas faits pour être réalisés.
Et puis j’ai rencontré Eva. Nous vivons une sexualité à deux très ouverte et épanouie. C’est la première fois que je me sens à l’aise pour parler de tous ces sujets avec une femme, y compris celui là qui transgresse l’image de la masculinité, au plus profond. Avant de parler tous les deux de la bisexualité, nous avons abordé le sujet du libertinage. Puis, au fur et à mesure que nous avons avancé sur ces thèmes, je me suis senti très libre de discuter avec elle de ce fantasme avec un autre homme. Même si je ne craignais pas son jugement, il serait faux de dire que je n’avais pas au départ une certaine appréhension. Pas facile en effet de parler d’une pratique qui bouscule des années d’éducation et de pratiques hétérosexuelles dans un groupe social où la bisexualité masculine, si elle n’est pas stigmatisée, remet tacitement en question l’image masculine de l’homme, même moderne. Il a fallu en parler plusieurs fois avant d’être totalement décomplexé. Elle m’a rassuré (y compris dans son commentaire sur mon article sur le sujet) en me disant que cette envie ne changeait pas l’image qu’elle avait de moi. Elle enfonçait même le clou en m’avouant que cette idée l’excitait et qu’elle était plutôt encline à essayer cette expérience avec moi. Ces bases théoriques étant posées, la question de la mise en œuvre pratique se pose.
Comment réaliser ce fantasme ? Il n’y a pas trente six manières d’y venir. L’asymétrie d’une soirée à 3 avec un autre homme ne nous tente pas. En plus, comme le préalable est d’être en totale confiance, ça implique de bien connaître l’autre partenaire pour que l’expérience se passe de la manière la plus « naturelle » possible. Par ailleurs, nous ne voulons pas que la soirée ou le moment passé se résument à cette expérience mais que cette pratique s’inscrive dans une démarche libertine plus diversifiée. Hors, comme nous ne sommes pas échangistes, le deuxième homme trouvera forcément une limite à l’exercice dès lors que nous changerons de pratique.
C’est donc bien vers une expérience avec un autre couple qu’il faut que nous nous tournions. Pour remplir tous les critères que nous souhaitons, c’est dans un premier temps tout naturellement avec nos amis avec qui nous coquinons depuis deux ans que j’ai pu envisager cette découverte. En toute transparence, au détour de conversations, nous avons abordé cette question. Mais cette envie n’est pas partagée unanimement, ce qui exclut de fait de creuser davantage le sujet. Aucun souci, nous avons tellement d’autres choses à découvrir avec eux que ça ne porte nullement ombrage à la suite de notre démarche ensemble.
La seule solution est donc rencontrer un autre couple ayant les mêmes envies. Il faut toutefois reconnaître que ça implique de nouer à nouveau une vraie complicité, pas facile au regard de notre modeste expérience et du temps que nous consacrons au libertinage. Par ailleurs, cela ne pourrait être possible qu’avec un couple dans nos âges. Or, de ce que nous avons pu constater, ces envies sont plus fréquemment rencontrées chez des couples de plus de 45 ans (ne soyez pas offusqués si vous vous reconnaissez dans cette tranche d’âge ;) ).
Ainsi, je pense qu’il faudra encore attendre beaucoup de temps avant de pouvoir, peut-être, réaliser ce fantasme, si réalisation un jour il y a.
Il serait pour moi très intéressant de connaître le point de vue d’autres personnes sur cette question...
Chris
Cet article ne se veut pas un n-ième récit de nos évolutions libertines lors d’une soirée coquine avec L et Y. Je vais plutôt tenter d’expliquer pourquoi le moment passé avec eux début septembre a été possible alors qu’il était hors de nos limites il y a quelques mois encore.
Comme à chaque fois, nous « validons » tous les quatre avant la rencontre, à l’unanimité, les « dérapages » autorisés. Cette adhésion totale et sans réserve est obligatoire, gage d’une soirée réussie. Certains penseront que cette précision est inutile, et pourtant, qui, au cours des dialogues avec d’autres libertins, n’a pas constaté une fois au moins, que l’un des deux partenaires du couple avec qui il discute, n’est pas totalement convaincu et acceptait telle ou telle chose pour faire plaisir à l’autre ou pire, pour ne pas le décevoir ! Bref, pas de ça entre nous, surtout dans une telle démarche qui n’a pour autre objectif que de prendre du bon temps non conventionnel.
Cette fois, nous franchissons un pas supplémentaire avec L et Y, quelque chose d’inimaginable pour nous, au début de notre démarche libertine. D’aucun qualifieront encore cette évolution de TRES soft, pour nous elle est significative. En effet, jusqu’à présent avec Eva, nous pratiquions les caresses soft hors couples, à l’exception des zones « très » intimes… Après discussion avec L et Y, nous avons décidé d’aller plus loin et nous actons qu’il n’existe désormais plus aucune zone « de non droit » pour nos caresses. La sensualité est bien entendu de rigueur ! Nous avons donc mis en application cette nouvelle envie lors de notre dernière soirée chez eux, dans une atmosphère propice : lumière tamisée, bougies, musique zen, chaleur… Bien que nous nous connaissions désormais très bien, une certaine timidité se fait malgré tout sentir au début. Mais très vite l’envie prend le dessus et les initiatives emplies de douceur permettent aux corps et aux esprits de se laisser aller, naturellement. Tout est progressif. Les caresses se mêlent entre nous. Je suis à côté d’Eva, mes lèvres embrassent ses épaules, mes mains parcourent son corps puis filent coquinement sur les courbes de L dont Y s’occupe déjà. Elle se retrouve alors caressée par plus de deux mains et pas seulement masculines !... La sensualité charnelle fait monter l’excitation et l’intensité du moment. Y et moi changeons de place de sorte que nos couples sont mélangés. Tout en m’occupant de L, attentif à ses réactions au contact de mes mains et de mes lèvres sur son corps, j’observe avec beaucoup d’excitation Eva s’abandonner petit à petit aux caresses de Y. Visiblement il s’y prend très bien... J Eva ne reste d’ailleurs pas passive, et entend bien, elle aussi, prendre la situation en main et explorer à son tour chaque partie du corps de Y, y compris les plus intimes. Pour bien la connaître (enfin j’espère !), il ne m’est pas difficile de constater qu’elle apprécie énormément tout ce qui se passe. Y s’en apercevra d’ailleurs très vite… moi aussi, un peu plus tard. De mon côté, je cherche à découvrir davantage le corps de L. Positionné derrière elle, impossible qu’elle ne sente pas mon excitation… Plus mes caresses se font précises, plus mes doigts s’approchent de la zone désormais autorisée, plus je constate que la réciproque est vraie. Je la sens complètement à l’aise, et comme Eva avec Y, elle se laisse aller. Elle ne tarde pas non plus à s’occuper de moi, ses doigts très impertinents sont experts J. La soirée se déroule magnifiquement, les corps se mélangent, y compris entre femmes. La réussite est totale, l’extase aussi.
Comme à chaque fois, Eva et moi profitons du retour en voiture à la maison pour discuter de la soirée qui vient de se dérouler. Nos deux avis sont unanimes : nous avons adoré cette soirée, dans toutes ses composantes et évolutions, espérant que L et Y, partagent ce point de vue.
Mais que s’est-il passé depuis presque deux ans, pour que nous évoluions ainsi et que l’inenvisageable devienne pratiqué ? Je ne pense pas qu’il s’agisse d’une suite logique, d’une évidence dont certains libertins nous ont parfois asséné : « vous verrez, vous changerez d’avis avec le temps, vos pratiques évolueront forcément. On était comme vous au début ». Au lieu de ça, nous aurions aimé comprendre comment eux, ils en étaient arrivés à cette évolution, qu’ils nous expliquent leur chemin parcouru.
Pour ce qui nous concerne, je crois que cela tient à la nature de la relation que nous avons avec L et Y et à notre choix de ne pas multiplier les rencontres libertines pour mieux les apprécier et s’inscrire dans le temps. Depuis deux ans nous n’avons rencontré « que » deux couples coquins avec qui nous ont offert deux démarches différentes mais enrichissantes avec comme point commun la construction d’une amitié au-delà du libertinage. Et c’est cette complicité qui nous a permis avec L et Y d’aller au-delà de ce que nous nous étions fixés jusqu’alors comme limites avec Eva, grâce à eux. Je n’imagine pas que pareille situation puisse se produire avec un couple inconnu, en sauna par exemple. Je ne parle pas des caresses soft entre couples, ça nous l’avons déjà connu et apprécié, mais bien de l’excitation de voir et d’entendre Eva prendre du plaisir et s’abandonner avec Y et lui en donner à son tour par des caresses très intimes. Ceci n’est possible que parce que c’est Y. C’est comme si Eva et moi lui donnions une sorte de quitus libertin. Tout lui était permis, ainsi qu’à L, dans le canal que nous nous étions fixé. Idem de la part de L et Y pour Eva et moi. Il y a donc une chose plus intense et irrationnelle qui a permis d’aller plus loin avec eux. Le seul fait que L soit une femme très belle et très désirable ou qu’Eva trouve Y attirant ne suffit pas, à expliquer une telle évolution et les émotions et le plaisir ressentis lors de la dernière soirée. Encore une fois, ceci n’a été possible que parce que c’était « eux ». Il s’agit d’une chose personnelle, quasi personnalisée, circonscrite à nos deux couples. Pour ce qui me concerne, mon plaisir n’a de sens que si je sais qu’Eva en a aussi, bien entendu, mais si je sais que L et Y en ont également, à la hauteur du nôtre. Il ne s’agit pas d’une démarche égoïste où l’atteinte de ma jouissance serait suffisante. J’ai adoré voir L en pleine extase, j’ai adoré constater l’excitation d’Eva et celle qu’elle a provoquée à Y. J’ai adoré aussi voir Eva découvrir les plaisirs entre femmes avec L. J’ai essayé pour ma part d’être attentif aux envies de L, ce qui implique de la découvrir petit à petit, tout comme Y avec Eva, mais aussi L avec Eva... Il y a donc une prise de risque (limitée), puisque personne n’est jamais à l’abri de faire quelque chose qui ne conviendrait pas, malgré les nombreux échanges que nous avons eus tous les 4 sur msn sur ce sujet. La règle entre nous est simple : chacun a le droit de se « tromper » (après tout il faut du temps pour un couple pour se connaître dans ce domaine, alors raison de plus à 4 dans une démarche occasionnelle), il suffit juste de le faire comprendre, et personne ne s’en offusque ou ne culpabilise. Il faut donc de la complicité et de la confiance pour se dire que personne ne jugera personne et pour se libérer totalement.
Ainsi, cette évolution qui peut encore être considérée par bon nombre de libertins, comme insignifiante au regard de leurs propres pratiques (totalement mélangistes ou échangistes), constitue un pas très important pour moi, non seulement par ce qu’elle représente à mes yeux, mais aussi par ce qu’elle a généré comme émotion intense et nouvelle.
Eva m’a demandé sur le trajet du retour si j’avais eu envie d’aller plus loin avec L ? J’ai été étonné de sa question : qu’attendait-elle de ma réponse ? voulait-elle me faire comprendre qu’elle y avait songé avec Y ? Aurait-elle aimé que je réponde oui ? En toute franchise, j’avoue que j’étais déjà tellement satisfait et absorbé par le moment présent que l’idée ne m’a pas traversé l’esprit ? Je lui ai donc répondu par la négative, sans lui retourner la question. Nous avons encore assurément beaucoup de choses à découvrir sur cette marche, avant, peut-être, de monter un jour sur celle d’après… ce qui est certain, c’est que je ne regrette pas ce qui s’est passé et j’ai très envie de poursuivre cette aventure. Qui sait jusqu’où elle nous mènera ?
La bisexualité est un thème récurrent dans le libertinage, mais, s’il est très facile de lire des choses sur le sujet lorsqu’il s’agit de celle entre femmes, plus rares sont les écrits et témoignages sur cette pratique entre hommes. Je vais donc tenter de me lancer sur ce thème, en faisant part ici de mon sentiment sur les deux options et ma modeste expérience dans ce domaine. L’article risque d’être un peu long mais il me semble nécessaire de traiter les deux aspects en même temps. J’espère que vous ne serez pas lassés avant la fin et surtout que vous aurez ensuite encore assez de force (et d’envie) pour y laisser votre sentiment sur le sujet ou faire part de votre propre expérience.
La bisexualité féminine : une pratique presque totalement banalisée.
Si on regarde les fiches des libertins sur les sites, la grande majorité des couples s’identifient comme « couple dont femme bi » et leurs recherches comprennent généralement celle d’un « couple dont femme bi ». Les femmes parlent d’ailleurs de cette envie avec une grande facilité et l’assument souvent très bien. Les hommes, quant à eux, n’y voient que des avantages puisque l’idée de voir deux femmes se donner mutuellement du plaisir par des préliminaires plus ou moins poussés, voire en faisant l’amour ensemble, relève de leur fantasme avoué ou inavoué depuis l’adolescence. Cette construction est alimentée et banalisée par les films pornographiques qui comportent toujours une ou plusieurs séquences de bisexualité féminine. Les ouvrages érotiques reprennent eux aussi cette source de plaisir et mêmes les magazines féminins, depuis quelques années, tentent de « rassurer » les femmes en normalisant (si on peut parler de normes dans ce domaine) cette envie grâce à des articles toujours plus nombreux et fournis sur le sujet. A croire qu’ils sont commandés et/ou écrits par des hommes !!!!! J
A titre personnel, je n’ai jamais été particulièrement attiré par l’idée de voir deux femmes ensembles. Comme bon nombre d’hommes, j’ai fantasmé à partir de 15 / 16 ans sur une relation à 3 avec deux femmes, mais les scènes des films pornographiques montrant seulement deux femmes faire l’amour entre elles ne m’ont jamais excité ; elles avaient même plutôt tendance à m’ennuyer à tel point que je faisais en sorte de passer ces moments (et aujourd’hui encore lorsque nous faisons des soirées DVD avec Eva).
C’est ainsi que lorsque nous avons commencé notre démarche libertine avec Eva, je ne lui ai jamais fait part d’une telle envie, de même que nous n’en avons jamais parlé de prime abord avec les couples avec qui nous discutions. Cette expérience n’était pas non plus une recherche chez Eva. Pourtant, au fil de nos dialogues, rencontres et expériences coquines avec un couple (L et Y), cette « pratique » est venue en discussion. Eva et moi y avons réfléchi et bien que non envisagée jusqu’alors, l’idée n’était pas pour autant rédhibitoire pour nous. C’est ainsi qu’après avoir validé au préalable tous les quatre le principe, L et Eva ont commencé à échanger des caresses et des baisers sur le corps lors d’une soirée privée. J’avoue que dans une ambiance chaleureuse et tamisée par des bougies et une cheminée allumée, la sensualité qui se dégageait à ce moment, mélangée à l’excitation de voir leurs corps réagir et de les entendre exprimer leur plaisir ne m’a pas laissé de marbre. Mais je pense que cette sensation n’a été possible que parce que ce moment entre femmes a trouvé sa place au milieu d’autres, intervenus avant et après, au cours desquels nos deux couples se sont mélangés au sens propre du terme, sans savoir vraiment qui caressait qui, dans le respect de nos limites. Je ne suis pas certain que la même scène, prise de manière isolée, aurait eu le même effet sur ma libido…
Certains trouveront que cette expérience bisexuelle n’a rien d’extraordinaire, tant elle est soft. Souvent les couples avec qui nous parlons sur le site nous demandent si nous pensons aller plus loin un jour, dans ce domaine comme dans le libertinage en général. J’avoue qu’il m’arrive d’imaginer qu’Eva puisse un jour aller encore un peu plus loin avec une femme, si elle le désire (et LA désire J). Mais une fois encore, l’effet sur moi ne sera « garanti » que si ce moment s’inscrit dans une démarche de partage plus globale, où les 4 corps se mêlent et se mélangent de manière naturelle, la bisexualité entre Eva et une autre femme n’étant qu’un maillon de la soirée réussie.
La bisexualité masculine : une idée encore connotée et mal assumée chez les hommes.
A l’inverse de la partie précédente, voilà un sujet sensible s’il en est, tant il touche à la virilité de l’homme en sa qualité de Mâle. Sans vouloir tomber dans la discussion de comptoir et dans des généralités, quel homme n’a jamais songé au moins une fois, en son for intérieur, à la bisexualité masculine, quelque soit le degré de ce fantasme (soft ou moins soft) ? Je ne vais pas me risquer à livrer un résultat statistique qui ne pourrait qu’être sujet à contestation. Il y a évidemment des hommes qui y ont pensé mais qui ont trouvé en eux la réponse écartant au final cette envie. Dont acte. Je vais donc désormais considérer dans la suite de l’article la population masculine (au sens statistique du terme), dont je fais partie, qui avoue ouvertement (ou pas) y avoir déjà songé au moins une fois dans sa vie, et qui n’a pas foncièrement écarté de vivre cette expérience un jour.
Il y a ceux qui ont franchi le pas, qui pratiquent et assument cette envie et surtout y prennent du plaisir. Je leur laisse le soin, à la lecture de cet article, de faire part de leur expérience (pas tant dans ce qu’ils font mais dans les apports ou interrogations qu’ils y trouvent).Et puis il y a ceux, comme moi, qui en ont déjà eu envie une ou plusieurs fois, mais qui n’ont jamais été au-delà. Force est de reconnaître que la société n’aide pas à assumer ce fantasme. Même si les publicités permettent aux « mâles » de bien vivre leur côté métrosexuel, homme moderne de la fin du XXe et du début de ce siècle (chacun assume globalement d’aimer les petits soins en balnéo, massages aux huiles essentielles, gommages et crèmes, voire même épilation…) la bisexualité masculine reste encore un phénomène tabou ou difficile à vivre tant il suscite la crainte du regard et du jugement de celui ou celle à qui on confierait cette envie. Aucune scène entre deux hommes dans les films X pour banaliser la pratique (sauf bien entendu dans les films gays, les films pornos hétéro ne montrant deux hommes qu’en compagnie d’une femme), aucun article sur le sujet hormis dans les revues ou sites spécialisés ou gays, etc…
Pour ce qui me concerne, j’ai souvent réfléchi à la question. Lorsque j’y ai songé pour la première fois, je devais avoir environ 18 ans. J’avais une vie hétérosexuelle épanouie et je ne me suis pas questionné sur l’orientation que je devais donner à ma sexualité : plutôt vers les hommes ou plutôt vers les femmes. J’adorais (et j’adore toujours !) les courbes d’un corps de féminin, que je trouve personnellement plus harmonieuses, douces et sensuelles que celles d’un homme, et j’adore les multiples plaisirs et possibilités et, in fine, la jouissance qui résultent d’une relation avec une femme. En revanche, je ne trouve pas qu’un corps masculin soit « joli ». Bien entendu on (nous les mâles) rêve tous d’avoir un corps sculpté (mais non bodybuildé pour ce qui me concerne) qu’on aimerait offrir à nos femmes, plutôt qu’un corps « lambda ». Pour répondre également à certaines personnes qui m’ont posé la question, je ne trouve pas non plus « beau » un sexe d’homme, même en érection. Mais que s’est-il passé dans ma tête pour avoir envisagé, d’un seul coup, une relation avec un autre homme ? En fait, c’est la curiosité. L’envie de connaître un plaisir que je ne pourrai jamais connaître avec une femme : les sensations et le plaisir de la fellation essentiellement, mais aussi le plaisir anal. Pourquoi ce dernier serait-il réservé uniquement aux femmes ? J’ai eu plusieurs occasions lorsque j’avais 20 ans de franchir le pas, et pourtant je ne l’ai pas fait. A l’époque je pense que je n’assumais pas cette envie et surtout j’avais peur de me lancer. Je n’étais pas prêt dans ma tête et je ne me serais donc pas totalement libéré. Ensuite, lors d’une expérience amoureuse assez libérée, j’aurais pu l’envisager mais j’avais peur d’être jugé par ma partenaire si je lui avouais cette envie, peur qu’elle ne me voit plus de la même manière, peur de ne plus être à ses yeux le mâle que je lui prêtais d’idéaliser. Aujourd’hui la situation est différente. Cette curiosité n’est plus prégnante pour moi, nous en avons parlé avec Eva. Elle connaît mes envies passées dans ce domaine, et ne les juge pas. Elle les comprend. Elle avoue même être « excitée » par cette idée. Notre sexualité à deux est parfois orientée vers des jeux ou pratiques sur moi que deux hommes pourraient faire entre eux également… et nous le vivons très bien, pour notre plus grand plaisir ! Si cette envie de bisexualité revient un jour de manière plus forte, se posera alors une question que je n’avais pas il y a 15 ans. Comment rendre compatible cette envie avec nos limites partagées tous les deux dans notre action libertine : un mélangisme soft, sans pénétration ni préliminaires hors couple ?
Chris
Voici une série où j'ai réussi à saisir quelques moments volés d'Eva, publiés avec son consentement bien entendu... qu'en pensez-vous ???? A vos claviers !
Sympathique non ? qu'en pensez-vous... N'hésitez pas à laisser un commentaire si cet article vous inspire
Il n'a pas fait très beau ce dimanche ! Eva et moi avons donc trouvé une occupation... dites nous ce que vous pensez de cet échantillon? Le reste est dans la galerie "Jean's". Vous pouvez aussi indiquer la photo que vous préférez...
Spéciale dédicace d'Eva à L&Y :
Voilà presqu’un an qu’Eva et moi avons décidé de nous lancer dans le libertinage. Il faut bien reconnaître qu’avant cela, je n’avais jamais envisagé une telle démarche. Sans être dans le puritanisme exacerbé, je n’imaginais pas un jour avoir envie de « partager » une telle intimité avec un autre couple. Je ne suis pas d’un naturel jaloux, mais le libertinage ne me paraissait pas concevable, en grande partie je pense, par principe. Comme beaucoup j’y avais déjà songé, mais comme un fantasme parmi d’autres. Sans être bridé, cette idée ne correspondait pas au schéma éducatif que j’avais reçu. Par ailleurs, personne avant Eva ne m’avait mis en confiance pour en parler. Pas facile en effet d’aborder un tel sujet avec des amis, et encore moins avec son amie, sans crainte d’être jugé. Avec Eva, tout s’est passé naturellement. Nous en avons parlé très librement et, sans savoir vraiment pourquoi, l’inenvisageable est devenu envisagé et même pratiqué.
Dès le départ nous étions d’accord sur nos limites : pas de contacts hors couple. Ce qui nous excitait, c’était de faire l’amour à côté d’autres couples, de les voir prendre du plaisir et d’être observés par eux dans les mêmes circonstances. Notre première expérience dans un sauna libertin nous a d’ailleurs pleinement satisfaits. J’y ai personnellement trouvé ce que je cherchais. Et puis nous avons fait une soirée massages avec S&S à la maison. Compte tenu de la place dont nous disposions, impossible que nos 4 corps ne se frôlent pas. Curieusement ces contacts ne m’ont pas dérangé, bien au contraire. Je n’en étais toutefois pas encore au stade d’accepter que quelqu’un d’autre que moi puisse intentionnellement toucher et caresser Eva mais je sentais bien que cette situation avait éveillé en moi une envie jusqu’alors interdite. Petit à petit, à force de repenser à cette soirée, l’idée a fait son chemin. J’en ai alors parlé avec Eva pour recueillir son avis et elle m’a dit que ces contacts avec S&S ne l’avaient pas dérangée, au contraire, et qu’elle était tentée pour recommencer, de manière délibérée cette fois. C’est au sauna que nous avons eu notre première expérience mélangiste « soft », comme si ce lieu nous désinhibait et était propice à nos évolutions. J’avoue que la première fois que j’ai vu un homme caresser Eva ça m’a fait un drôle d’effet. Je pense que c’était la situation nouvelle qui me paraissait étrange, plus que l’acte en lui-même. Mes schémas de pensées vieux de 35 ans ont été bousculés en l’espace de quelques secondes. Comme à chaque fois, j’en ai parlé ensuite avec Eva et je lui ai confié que la voir caressée par un autre homme m’avait plu malgré mes premières émotions difficiles à identifier.
La rencontre avec L et Y a marqué un tournant, pour moi, dans cette démarche. Nous avons appris à nous connaître et une réelle complicité est née. C’est d’ailleurs cette complicité qui a fait que nous avons été encore plus loin grâce et avec eux. Au fil des discussions, nombreuses, libres et variées, et de nos rencontres tous les quatre, j’ai évolué dans mon approche du libertinage. Il est cependant évident que cette évolution tient à la relation spécifique et sans ambiguïté que nous avons créée avec L et Y. Ainsi, bien qu’en contradiction totale avec ce que je pensais sur ce sujet il y a un an, non seulement ça ne me dérange pas de voir Y caresser Eva lors de nos rencontres coquines, mais j’éprouve du plaisir quand il le fait. Au-delà de ce contact physique, savoir que Y désire Eva quand on se voit me plait. Je ressens également une réelle excitation à voir Eva faire de même avec Y. Jamais auparavant je n’aurais pu penser aimer voir Eva se livrer à un petit jeu de (saine) séduction avec Y, et je trouve ça très excitant de savoir que ça marche et qu’il ne reste pas insensible, bien au contraire. Jamais je n’aurais imaginé qu’un jour j’aurais pu « accepter » qu’Eva se retrouve nue sur un autre homme en train de le masser. Et pourtant c’est ce qui s’est passé sans que cela ne me pose de souci. Malgré tout, je sais que cela est possible parce que c’est Y, et pas un simple « autre homme », parce que c’est L et parce que c’est Eva. J’adore aussi l’idée que L ait envie de caresser et d’embrasser le corps d’Eva, et qu’Eva apprécie (et c’est un euphémisme !), elle qui n’avait jusqu’alors jamais envisagé cela avec une femme.
L est également une très belle femme qui sait mettre ses atouts en valeur ce qui ne me laisse pas de marbre. Là encore, je me suis demandé si c’était « normal » et si je ne trahissais pas Eva en ressentant cela. Certains diront qu’en tentant l’expérience du libertinage, il ne fallait pas s’attendre à autre chose : dont acte, tant mieux pour ceux qui ne se posent pas de question ! J’en ai parlé avec Eva, mais également avec L et Y pour ne pas qu’il y ait de méprise. Mais chacun d’entre nous quatre sait ce que de telles pensées signifient, et surtout ce qu’elles ne signifient pas… Ainsi, je ne me sens pas « coupable » d’avoir ces idées. Il n’y a pas ce sentiment de jalousie que j’aurais pu craindre. Je ne sais pas encore pourquoi j’ai évolué en ce sens. Il me faudra certainement encore du temps pour trouver la réponse. Je ne pense toutefois pas qu’il en serait de même avec un couple que nous rencontrerions pour la première fois. Cela confirme ce que je pensais dès le départ : pour cette relation particulière, il faut trouver LE couple qui nous correspond pleinement. Avec L et Y tout se fait naturellement. Plus le temps passe, et plus il me semble que nous sommes à l’aise ensemble dans cette démarche, malgré une timidité encore présente mais bien légitime. Au fur et à mesure que notre relation avance, chacun d’entre nous fait part de ses envies. Ensuite, ces propositions sont validées par nous quatre, ou pas (mais ça n’est encore jamais arrivé J). Et même si ça doit être le cas un jour, ça ne posera pas de problème car nous sommes convenus qu’il valait mieux faire une proposition non validée ensuite, que de ne pas oser proposer une envie potentiellement commune. Je pense que nos limites et pratiques vont encore évoluer avec L et Y. Je ne sais cependant pas dire quand ni comment cela se traduira. Eva me contredira peut-être d’ailleurs, L et Y également J. A moins qu’ils n’aient déjà des idées sur la question… L’avenir le dira.
Une chose est toutefois certaine, nous ne pratiquerons pas l’échangisme : la pénétration est pour moi le symbole de l’amour au sens premier du terme, et il n’est donc pas possible que je le partage. Mais là encore, nous sommes totalement en phase Eva, L, Y et moi, donc pas de souci. Vivement notre prochaine rencontre. C’est quand déjà ? ah oui : samedi !!!!! la précédente est loin, c’était l’an dernier J
Avec L et Y, nous avons décidé de concevoir et rédiger tous les 4 sur nos blogs respectifs certains articles et/ou albums de photos sur différents thèmes définis ensemble. L’idée est de partager des émotions qui nous sont communes mais aussi de nous amuser.
C’est ainsi que pour ce lancement, nous avons décidé que nous mettrions en ligne des photos prises chacun de notre côté, nous mettant en scène sur un thème de circonstance : Noël.
Voici le résultat…





Voici un aperçu de nos jeux de jambes... le reste est dans l'album "Jambes". Qu'en pensez-vous ?
Cela fait quelque temps déjà que Chris et moi avons évoqué notre envie de se consacrer des moments volés, entre deux rendez-vous, mais l’occasion ne s’était jamais présentée.
Or aujourd’hui, Chris a un déjeuner avec des collègues près de la maison et a prévu de passer ensuite à l'appartemnt prendre un café seul avec moi avant de repartir travailler. Et moi, je suis disponible toute la journée… Il ne faut pas manquer cette occasion.
Me voilà partie pour faire les magasins : hauts et jupes sexy au programme… Mes emplettes en mains, je rentre pour être prête à recevoir mon amoureux.
L’excitation monte, je ne sais pas quand il va passer, ni même s’il aura le temps de passer au final…
Il ne se doute de rien mais peut-être l’espère t-il, en tout cas l’idée me plait…
J’enfile mes bas, ma jupe courte, mon haut sexy et mes chaussures à talons… c’est décidé, en ce début d’après midi, ce sera « free » car je sais que Chris adore ça.
Il arrive, l’effet de surprise est très réussi. Il me trouve très séduisante, et sait tout de suite où je souhaite en venir. Il se prête très bien au jeu !!! Il me prend dans ses bras, je sens l’excitation monter en lui, en moi… Je commence à le caresser et à le soulager de son pantalon qui devient emprisonnant pour lui. Je m’amuse à deviner le caleçon qu’il porte… raté ! Par contre Chris n’a pas de mal à deviner ce que je porte sous ma jupe : rien du tout… Il aime, je le sais ! Il est excité ! Je décide désormais de prendre les choses en main. Nous voilà partis pour des coquineries.
La situation est très excitante car je sais que Chris doit repartir travailler et moi retourner vaquer à mes occupations dans la foulée. Nous prenons tout les deux beaucoup de plaisir. Les voisins ont sans doute participé indirectement à notre plaisir, et alors ???? Notre temps est compté, le moment n’en est que meilleur…
Je crois que Chris a aimé mes emplettes et ce moment. Il est prêt à recommencer… peut-être un jour dans son bureau !!!
Eva
L’un des objectifs de ce blog est de partager avec ceux qui le consultent comment nous vivons, Eva et moi, notre démarche libertine depuis 8 mois environ. Bien des choses se sont déjà passées... Au départ, nous avons beaucoup dialogué sur le net avec des couples pratiquant le mélangisme et / ou l’échangisme. Nous avons essayé de comprendre ce qu’ils y trouvaient comme plaisir, sans juger. Ces échanges ont été, selon moi, majoritairement fructueux. Nous avons nous-mêmes évolué dans nos limites. Au départ, nous nous disions que notre envie était uniquement de faire l’amour à côté d’un autre couple, pour le simple plaisir de la vue et de l’ouïe. Puis, grâce à notre rencontre avec L et Y, nous sommes allés vers le mélangiste, au départ des caresses soft entre nos deux couples, puis depuis notre dernière rencontre, jusqu’aux baisers non intimes entre couples et entre femmes. Bien sûr d’aucuns nous diront : on vous avait prévenu lors de nos discussions, forts de nos propres expériences, que vous ne vous arrêteriez pas au premier stade que vous vous étiez fixés, mais vous ne nous avez pas crus. Vous avez même écrit un article en réaction : « c’est bien, pour un début ». Mais, à mon sens, notre évolution ne remet pas en question le propos de ce post précédent. Son but était plutôt de remettre en question la forme et non le fond, comme si il y avait une destinée libertine inéluctable.
Alors, qu’a-t-il bien pu se passer, quelle transformation s’est opérée, pour que nos limites d’hier ne le soient plus aujourd’hui ?
Je n’ai jamais été quelqu’un de jaloux, considérant que de toute façon, la peur n’écarte pas le danger, pour reprendre un lieu commun. Pour autant, l’idée que quelqu’un pouvait désirer charnellement la personne que j’aime me dérangeait. « Pire », l’idée qu’un autre homme puisse la caresser ou lui embrasser les seins ou le ventre ou que sais-je encore, était inconcevable. Pourquoi ? Certainement à cause d’une éducation qui, bien que très libre sur le sujet, a malgré tout fixé des repères, des codes. On peut prendre du plaisir charnel dans beaucoup de pratiques, y compris celles moins « classiques » (je n’en ferai pas ici une liste exhaustive J), à condition que l’envie soit partagée et dans le respect de chacun, mais toujours à deux. C’est ainsi que j’ai conçu et développé ma sexualité. Et puis un jour, à force de parler de manière toujours très générale du libertinage avec des amis « déclarés non libertins », l’idée a commencé à germer, jusqu’à en parler ouvertement avec Eva. Très épanouis dans notre vie intime, nous avons cependant ressenti l’envie de franchir le pas et de tenter cette expérience dont nous avions tant discuté en soirées, souvent en la critiquant ou en ne la comprenant pas. Je crois que ce qui nous a permis d’avancer, c’est d’abord que nous avons pris notre temps. Parler avec un autre couple de la démarche, sans détour mais sans précipitation n’est pas synonyme d’indécision. Si pour certains le libertinage relève d’une attitude de consommation (cf sur les mentions sur les fiches « merci aux indécis de ne pas nous contacter, on ne cherche pas d’interminables dialogues sur msn »), pour moi (mais je peux sans souci y associer Eva) la confiance, qui va bien au-delà du simple feeling, est primordiale. Je ne conçois pas de partager des moments d’intimité avec deux personnes rencontrées la veille sur le net. La communication au sein du couple et avec l’autre couple est fondamentale. Certains nous ont d’ailleurs trouvés trop lents, tant pis. Avec S&S, nous avons expérimenté le plaisir des soirées basées sur l’excitation de la nudité. Nous avons découvert ensemble le concept du jeu érotique, et les plaisirs des discussions sur tous les sujets dans notre plus simple appareil un été dans leur piscine. Nous avons aussi connu l’excitation des massages nus, chacun avec sa chacune. A ce stade, je n’avais pas le sentiment de partager « réellement » Eva avec un autre homme, ce qui rendait tout cela plus facile à vivre. Je trouvais cependant déjà très excitant que S puisse la regarder et que ça l’excite. Mais l’absence de contact physique simplifiait la chose. Nous avons ensuite de nouveau discuté avec Eva et, sans remettre en question notre envie initiale, nous avons voulu savoir si les caresses soft « intercouples » pourraient nous apporter un plaisir supplémentaire. Notre première fois a donc eu lieu un samedi soir au sauna. Nous étions contents de l’expérience, mais c’était sans commune mesure avec ce qui s’est passé avec L et Y lors de la première soirée privée chez eux. Nous avions longuement parlé tous les quatre sur msn avant et nous savions précisément jusqu’où nous voulions aller ensemble. C’est ainsi que, guidés par l’envie et l’atmosphère zen de la cheminée et des bougies, nous nous sommes complètement laissés aller et nous avons vécu à 100% la soirée, sans nous poser aucune question. Tout s’est fait naturellement, en douceur. Voir Y caresser Eva ne m’a posé aucun souci et m’a même excité. Nous étions tellement contents de ce qui venait de se dérouler que nous avons même proposé à L et Y, à l’initiative d’Eva, d’aller un peu plus loin lors de la rencontre suivante, autorisant les baisers entre les couples sur le corps, mais non « intimes ». Et c’est ce qui s’est passé. Alors encore une fois, pourquoi accepter désormais ce qui était inconcevable 8 mois auparavant ? Je crois d’abord que c’est parce que nous l’avons fait avec L et Y. Pour en avoir déjà discuté avec Y, ce qui est fondamental dans cette amitié coquine avec eux, c’est qu’il sait que L ne craint rien, et que je sais que la réciproque est vrai pour Eva. L et Y s’aiment, tout comme Eva et moi. Il y a donc ce sentiment de « sécurité ». L’autre n’est pas un rival. Et c’est bien là que tout se joue à mon avis. A partir du moment où on sait qu’il y a une décorrélation entre le sentiment amoureux et le plaisir de cette démarche, certaines portes peuvent s’ouvrir. Il s’agit donc d’une alchimie complexe qui allie la confiance (sous toutes ses définitions), l’attirance physique partagée, la séduction, l’excitation de voir Eva prendre du plaisir et en donner à L et Y, tout en sachant que chacun de nous quatre est sur la même longueur d’ondes du point de vue des limites. Je pense aussi que cette sensation est due au fait que chacun d’entre nous est attentif au plaisir de l’autre et à l’équilibre général du moment. Personne n’est mis de côté, et nous gardons des instants dédiés à notre partenaire. Il y a également une forme de fierté : savoir qu’on plait au point de susciter du désir chez les autres et que son partenaire plait et provoque la même chose. Voilà pourquoi, avec L et Y, nous avons évolué et dépassé nos limites si « facilement ». Et nous découvrirons sans aucun doute d’autres plaisirs avec eux, avec le temps.
Enfin, je crois que ce blog et les commentaires laissés en réaction à nos articles, ont contribué aussi à nourrir ma réflexion sur le sujet. Aujourd’hui j’ai une approche différente de celle que j’avais lorsque nous nous sommes lancés dans l’aventure avec Eva. Alors n’hésitez pas à continuer à nous faire part de vos expériences et / ou réactions sur cet article.
Chris
Pour changer un peu je mets quelques photos de mon homme en ligne... Le reste de cette séance photo est dans l'album "sous la douche".
Eva